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Numéro 16
   

Ageir Andersen

Art : Ageir Andersen " Chez moi chez toi "

Ses parents sont Norvégiens, deux ans avant sa naissance, le jeune couple Andersen vient s’installer en France et plus exactement à Paris.

Ageir grandit dans la capitale. En 1977, il rejoint un groupe d’amis qui vit à Sommières dans le Languedoc Roussillon.

En 1988, il installe ses domicile et entreprise à Nîmes. A l’époque, Ageir est architecte. Il vit d’ailleurs toujours au même endroit. L’homme nourrit une passion viscérale pour l’ART.

Ageir : Pour un jeune architecte qui débute et dont le nom n’a pas de véritable renommée, construire à Nîmes s’avère compliqué. A Nîmes, j’ai fait le réaménagement d’une banque, mais les clients étaient Parisiens. Après, j’ai construit à Avignon, à Arles, à Draguignan…

Ageir Andersen / photo Rv Dols©

En parallèle, depuis l’âge de 17 ans, il peint des aquarelles en dilettante.

Ageir : En fait j’ai toujours peint, je n’ai jamais lâché. Un peintre du dimanche. En 1993 j’ai peint une série d’aquarelles d’Egypte, suite à un voyage à Louxor. Que de très grands formats. Une exposition suivra en 1998 à Uzès. C’est vraiment à ce moment que je me suis investi dans la peinture. En 1999 j’avais la dextérité pour pouvoir évoluer dans ce style de peinture.

Un accident cérébral vient remettre en question ses certitudes, nous sommes en 2000. Il ne peut plus parler, il faut tout réapprendre.

Ageir : Cela m’a rendu hémiplégique et aphasique, j’étais droitier et c’est le côté droit qui fut touché. A partir de ce moment, je ne pouvais plus peindre.

Quatre ans passent de rééducation en orthophoniste. Je me suis remis à la peinture et plus exactement aux couteaux, pour moi c’était une évidence. Depuis 2008 j’ai retrouvé un peu de mobilité. Je peux peindre de la main droite, mais le geste est encore lent et pas très sûr. La main gauche reste d’un grand secours, surtout dans les gestes rapides et amples.

En 2007, Ageir décide de faire entrer tous les Arts chez lui. Il crée l’association « Chez moi chez toi ».

Ageir : Au début, l’association était constituée de deux secrétaires, un ami était président et moi j’étais trésorier. Le collectif a très rapidement prouvé ses limites.

Il ne reste plus que moi. La capacité du lieu est de vingt personnes. Le choix de la galerie, c’est d’entendre de la poésie, d’entendre de la littérature, d’entendre de la musique, de voir des photographies, de voir de la peinture, de voir de la sculpture. Il y a aussi du Théâtre. C’est un lieu de plaisir ouvert à tous les sens.

Pendant dix mois, de septembre à juin « Chez moi chez toi » accueille des artistes de tous horizons. Un programme « coups de cœur » est constitué par Ageir. Les artistes viennent de toute la France, du Québec, de Norvège... Les contacts se font le plus souvent par Internet. En général, un vernissage a lieu le deuxième dimanche de chaque mois. A la dernière date, une quarantaine de personnes se sont rendues « Chez moi chez toi ». La convivialité est de mise. Les vendredi et les samedi soir des concerts de musique classique, de Jazz, des lectures de poésies se succèdent.

Ageir : Le projet n’est pas rentable, ce n’est d’ailleurs pas le but. Avant toute chose c’est un lieu où l’on peut montrer et voir des œuvres. La notion de plaisir est très importante. Ce sont aussi des rencontres autour de l’art.


Hervé Dols / dols@oeilpaca.fr

 

 

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