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Numéro 4
   

Aqme

MUSIQUE : AqME

En 8 ans AqME a marqué son territoire avec un style qui lui est propre. Le groupe affronte de front la baisse de la cote d’affection du Métal en propulsant son dernier opus Hérésie dans la morosité ambiante des ventes de cd. AqME reste l’un des groupes populaires de la scène Métal Française.

Le Heavy Métal ou plus couramment Métal, commence à se diffuser à la fin des années 60.

A l’origine du mouvement ce sont des groupes de Hard Rock qui combinent le blues et le rock, empreint de sonorités lourdes, épaisses, à base de batterie, de distorsion de guitares amplifiée à outrance et d’une rythmique puissante.

 

Aqme / Photo Rv Dols©

Des groupes comme Black Sabbath et Judas Priest sont précurseurs de l'esthétique et du son spécifiques du heavy metal. Le Métal se popularise dans les années 70 / 80. Le Thrash commence à évoluer sur un Métal plus extrême dans les années 90, Death Métal, Black Métal et une foison de sous-genres envahissent les scènes. L’apparence et l’image dégagées par les groupes a une énorme importance.

On peut considéré que les différentes mouvances du Métal ont une appartenance symbolique, culturelle et sociale.

Des gestes comme les cornes représentées avec les doigts de la main sont popularisés par Ronnie James Dio, chanteur des Black Sabbath, et sont indissociables des concerts Métal. Le pogo, le stage diving, le braveheart et le slam, sont aussi présents sur les concerts.

L’œil paca.fr : Hérésie est-il l’album de la maturité ?

Etienne : À chaque fois, on s’efforce d’être plus mature, avec Hérésie on a la sensation d’avoir vraiment un album qui nous représente à 100%. Dans ce sens là on peut dire que c’est l’album de la maturité. Avec les précédents on se rapprochait de ce qu’on voulait et là nous avons réussi.

Thomas : A la sortie du studio nous étions satisfaits d’être au plus proche de ce que nous avons en répétition ou en live.

L’œil paca.fr : Vous êtes quel Métal ?

Thomas : Pour un groupe métal on est assez calme. C’est vrai que nous avons un peu le cul entre deux chaises, même plusieurs chaises, c’est plein de choses différentes qui se regroupent en un seul groupe AqME.

Etienne : Les gens nous rangent un peu dans la catégorie qu’ils veulent. Peut être qu’ils ne savent pas vraiment quel style de musique nous faisons et nous non plus d’ailleurs, c’est du AqME. C’est vrai que nous sommes un peu à la croisée de différents mouvements musicaux, mais qui sont complémentaires de toute manière. On n’a pas non plus inventé un nouveau style de musique.

L’œil paca.fr : Où en est le Métal en France ?

Etienne : Nous avons un peu la sensation que c’est le creux de la vague pour notre style de musique en France. Tant que des groupes comme le nôtre continuerons, cela va subsister. Maintenant ce qui est quand même inquiétant, c’est que les nouveaux groupes n’ont pas l’adhésion du public. C’est un peu une période de transition. Les téléchargements « pirates » sur Internet ne facilitent pas les choses. Je ne vois pas quelle est la solution pour retrouver l’équilibre passé. Cela me parait impossible. La gratuité de la musique c’est quelque chose qui rentre dans les mœurs.

Thomas : La baisse de fréquentations sur les concerts est aussi évidente. Depuis le début de cette nouvelle tournée, le 02 février 2008, nous avons moins de monde que d’habitude. Pour nous, les albums c’est un prétexte pour faire des concerts. C’est excitant de faire un nouveau cd, mais l’essentiel c’est le contact direct avec le public et le partage que tu ne retrouves que sur les concerts.

L’œil paca.fr : Etes-vous déçus que les médias ne vous diffusent pas plus ?

Thomas : De toute façon nous avons de trop grosses guitares pour les radios et comme nous sommes conscients qu’ils ne nous passeront jamais, cela nous permet d’évoluer sans aucun formatage, cela nous laisse la voie libre.

Etienne : On fait partie d’un milieu alternatif parallèle. Je dirais même perpendiculaire à tout ce qui se fait. Nos créations ne sont absolument pas formatées. Un groupe comme le notre peut exister et cartonner sans passer à la radio, au contraire, cela contribue à notre succès. Nous avons une totale liberté artistique. Nous faisons absolument ce que bon nous semble.

L’œil paca.fr : La production ne vous impose pas de « l’artistique » ?

Etienne : Jamais. Ils nous diront si c’est mauvais à leurs yeux. Si cela se produit on les écoutera, ça fait un moment que nous sommes avec eux et une relation de confiance est instaurée. Mais ce n’est pas encore arrivé.

L’œil paca.fr : Qui a réalisé la pochette d’Hérésie ?

Thomas : C’est un Danois, il a fait les pochettes de groupes que nous aimons bien. On lui a demandé si cela l’intéressait de travailler sur le projet. Il a accepté. Pour lui, le dessin sur la pochette est la définition de la souffrance.

L’œil paca.fr : Le set liste et la scène de AqME ?

Etienne : On démarre la tournée en alliant un set liste à-peu-près établi, dix sept morceaux, c’est une base. Au fur et à mesure, on s’amuse à rajouter deux ou trois morceaux et à changer l’ordre. Pour faire évoluer le tout. Il y a des gens qui viennent à plusieurs reprises sur une tournée, donc c’est bien de varier les spectacles. Nous avons quatre albums, cinquante titres, donc on a aucune raison de jouer seulement dix sept morceaux de notre répertoire.

L’œil paca.fr : Comment gères-tu la fin d’une tournée ?

Thomas : C’est difficile. Par exemple je déteste jouer en région Parisienne ou à Paris. Les concerts se passent super bien, après on fait la fête, c’est génial. Puis tu prends le métro et tu rentres chez toi. Il y a tes factures sur la table et c’est une descente brutale.

Hervé Dols / Dols@oeilpaca.fr

 

 

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