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| SOMMAIRE n° 6 | ARIELLE céramiste |
Numéro 6
   

Arielle Boneton

Arielle Céramiste

Enfant, pendant les orages d’été, elle se promenait pieds nus sur cette terre rouge de Port de Bouc. Arielle est originaire de cette petite commune qui se situe à une vingtaine de kilomètres de Marseille et à cinq minutes de Martigues. A pleines mains elle modelait, malaxait cette glaise qui occupait ses passions. Mais ce n’est que bien plus tard qu’elle franchira le pas des souvenirs pour créer des motifs sur des ambiances et des odeurs.

Déclarée à la Maison des artistes de Paris, un statut qui correspond à son travail, Arielle trempe sa passion dans les couleurs.

Ses souvenirs d’enfance sont autant de motivations qui lui permettent d’animer des ateliers pour les plus jeunes dans des associations de la région. Depuis l’année dernière Arielle dispense des cours pour adultes ; C’est le partage de sa passion.

L’œil paca.fr : Racontez-nous vos débuts ?

Arielle : Au commencement je peignais dans mon coin, un peu isolée. Très vite, j’ai constaté que la pièce terminée plaisait aux gens. J’offrais mes créations à tous ceux qui percevaient quelque chose, la beauté était souvent un critère déterminant. Chacun voit ce qu’il veut.

Il se trouve que ma sœur avait des chambres d’hôtes de prestige dans le Vaucluse. Beaucoup de ses clients voulaient repartir dans leur pays avec un souvenir fait main. Je crois que je peux dire que certaines de mes céramiques se retrouvent sur plusieurs continents et je les ai réalisé dans mon petit atelier.

Il m’a fallu compter mes heures et mettre un prix sur ces réalisations. Ce qui devenait très difficile car je ne chronomètre pas mon travail.

Quand j’ai voulu officialiser mon activité, les complications s’accumulaient. Personne ne savait dans quelle case me mettre. Rien n’était adapté, je ne savais pas où me placer. Jusqu’au moment où j’ai pu m’inscrire à la maison des artistes. J’étais vraiment contente de pouvoir enfin me sentir intégrée à la société. Le souci consiste à ne pas se faire étouffer par toute cette paperasse, il faut garder à l’esprit le plaisir de créer.

L’œil paca.fr : Quel est votre support de prédilection ?

Arielle : Beaucoup de porcelaine et de faïence, je crée des décors.

Mais je réalise aussi des fresques uniques à partir de photographies pour des particuliers. Sur des panneaux de carreaux pour des salles de bain et cuisines.

Mes créations originales sont stimulées par des couleurs, des ambiances, des états d’âme… j’évite de m’inspirer de créations déjà existantes, cela ne me correspond pas, ça doit sortir de moi.

L’œil paca.fr : Avez-vous des périodes ?

Arielle : Bien sûr, en ce moment je suis dans " les formes de la femme ". Cela correspond à une période. Je pense qu’une exposition viendra conclure cette expérience.

L’œil paca.fr : Marseille, capitale européenne de la culture, cela représente quoi pour vous ?

Arielle : C’est fait ?...C’est acquis ?... On verra ce qui va être mis en place pour les artistes. Il faudrait un peu plus de concret et savoir ce qui sera fait pour permettre aux artistes d’avancer dans leurs travaux. J’attends de voir pour émettre un jugement.

 

Yasmine / yasmine@oeilpaca.fr

 

 

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