| DIAPORAMA PHOTO ARNO en live | SOMMAIRE numéro 4 |
Numéro 4
   

Arno

MUSIQUE : ARNO

De son vrai nom Arnaud Charles Ernest Hintjens alors, ARNO, c’est mieux.

Cela pourrait résumer le personnage, mais du coup ce serait un peu court.

C’est mon frangin qui me fit découvrir le phénomène en 1988 avec l’album " Charlatan ". En France le grand public attendra 1990 et sa participation à la bande originale du film " Merci la vie " de Bertrand Blier.

Il y a donc plusieurs décennies que cette voix, souvent comparée à la sortie du larynx d’un certain Tom Waitt, se fait entendre.

Les journalistes ont toujours besoin d’un exemple pour une explication facile, certains ont fait d’ARNO le fils spirituel de Brel pour sa nationalité, d’autres celui de Gainsbourg pour sa facilité à tomber dans les bouteilles.

En vérité, c’est la qualité des textes qui font que ces trois là ont des affinités, le charisme qui se dégage de leurs enveloppes n’est pas innocent non plus.

A 18 ans ARNO monte sur scène au Festival de Rock d’Ostende

 

ARNO / Photo Rv Dols©

Il signe son premier album autoproduit en 1975 avec Freckle Face… c’était un autre siècle.

En 1985 il fait la première partie de Simple Minds avec le groupe T.C Matic qui ne laissera pas un souvenir impérissable.

C’est en 1986 qu’il commence sa carrière solo, le titre du premier album Arno ; suivront en 1988 Charlatan, 1990 Ratata, 1992 Tracks from the story.

Puis il forme un groupe de blues acoustique Charles & Les Lulu.

En 1993, il enregistre à Nashville (Etats-Unis) Idiots Savants.

Un autre album suivra sous le nom d'Arno & The Subrovnicks.

En 1995, le 13 titres Arno à la française, en 1998 on le voie dans le groupe Charles and the White Trash European Blues Connection.

A poil commercial sort en 1999, 2002 Charles Ernest, 2004 French Bazaar, et il nous pond en 2007 Jus de Box.

Sur Jus de box, le sexe prend une part prépondérante pour lui -« Sans le sexe on ne serait pas ici et quand il n’y a pas de sexe dans l’art, ce n’est pas du bon art. Les femmes sont une source d’inspiration, je suis " lesbienne ". Sans les femmes, je ne serais pas là et vous non plus… Les femmes comprennent tout le bazar, elles portent toutes les souffrances, elles sont les victimes dans les guerres, tout comme les enfants. Les femmes décident, ce sont toutes des salopes et je suis " une féministe ". Je me coupe la bite si jamais on me fait un procès parce que j’ai porté atteinte aux femmes».

Direct et franc, une évidence, l’homme aux 100 grimaces. Il ne triche pas et c’est bien là l’essentiel.

-« Le plus important c’est la scène. C’est un bazar qui me rajeunit depuis trente ans. C’est le seul truc que je peux faire dans ma vie, parce que j’ai deux mains gauches ».

Yasmine Sanchez / yasmine@oeilpaca.fr

 

 

L'oeil paca.fr votre magazine gratuit REDACTION : redaction@oeilpaca.fr | PUBLICITE : christian@oeilpaca.fr | Mémoires images L'Oeil Paca.fr B.P Mairie 13150 Tarascon cedex