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Randonnée : A la découverte des Bories de Gordes

A la découverte des Bories et du Moulin à Huile Troglodyte.

Le Parc Naturel Régional du Luberon fut créé le 31 janvier 1977. Sa superficie est de 1 747,26 Km² et 79 communes sont recensées d’Est en Ouest entre les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse. C’est vers le nord Ouest et les Monts de Vaucluse que notre randonnée débutera. Notre marche nous permettra de découvrir le village des Bories de Gordes (84) et un moulin à Huile Troglodyte de Cabrières lès Avignon.

Les Bories se trouvent dans le Sud-Est de la France et plus précisément dans le Vaucluse et les Bouches du Rhône. Frédéric Mistral indique dans « Trésor dòu Felibrige » que le terme (masculin) provençal bòri désignait une ferme ou un domaine rural, voir une habitation permanente.

Le mot Borie est employé par Pierre Desaulle dans les années 1960 dans son livre « Les bories de Vaucluse » pour définir les cabanes en pierres sèches. Pierre Viala en 1970, reprend à son compte le terme pour définir un lieu qu'il restaure. Devenu depuis « Le village des Bories ». Plus près de nous en 1990, c'est au tour du Parc Naturel Régional du Lubéron de baptiser définitivement les cabanons de pierres sèches avec le livre « Bories ».

L'un des plus anciens villages répertoriés aujourd'hui serait le village des Bories. Construit après la chute de la cité d'Apta Julia au VIe ou VIIe siècle de notre ère. Il n'y a aucune preuve archéologique et historique à ce jour pour venir étayer cette thèse. Il serait donc plus vraisemblable que le hameau de Savourins, plus communément appelé Village des bories, soit apparu après 1500 à la suite des campagnes de défrichement et de la mise en culture des pentes environnantes emménagées en restanques et terrasses de cultures. Le point culminant de l'occupation des lieux pourrait se situer vers 1760. La phase d'abandon du site serait intervenue vers 1850.

L'absence de mortier ne permet pas à ces édifices de durer dans le temps. Par conséquent la quasi totalité des Bories visibles de nos jours, fut reconstruite à partir de 1900 par des paysans possédant et cultivant des parcelles de terrain éloignées de leur lieu d'habitation. Les bergers ont également contribué à ces restaurations pour se loger et protéger leurs troupeaux. Les bories servaient aussi d'abris temporaires pour les populations de passage : vendeurs ambulants, forains...

Les premières traces d’occupation des Monts de Vaucluse remontent au néolithique. Le taux de boisement est de 67%, le manque d’eau complique terriblement la culture des terrains. La lavande, l’épautre, le blé, les cerises, l’élevage ovin et caprin sont présents sur ces terres arides.

Il est 9 heures, nous partons du parking de la forêt de cèdres de Cabrières d’Avignon en direction du Nord-Est sur la route forestière. Arrivés à la borne incendie (cote 256) nous tournons à droite. Cerné par des murs en pierres sèches, nos pieds se frottent pendant 600 mètres au bitume. Enfin, sur notre gauche le sentier de la Grande Combe. Nous montons le chemin pendant presque deux kilomètres jusqu’au puits de Cayères.

Nous orientons nos pas vers Les Boujolles. Il n’est pas rare de voir des Bories écroulées par le poids des années. Nous traversons la Sénancole (mince filet d’eau aujourd’hui) en direction de Gordes, puis nous empruntons un sentier qui se confond avec un ruisseau asséché. Nous arrivons au village des Bories à midi. Nous déposons nos sacs aux pieds des chênes, la faim motive nos gestes et en un clin d’œil nos besaces sont prises d’assaut.

Après s’être restaurés, nous visitons le village des bories puis nous redescendons sur la Sénancole, à sec en cet endroit. Nous entrons dans son lit et marchons jusqu’au pied du moulin Troglodyte. Les ruines sont dissimulées par la garrigue et peu de gens s’aventurent jusqu’ici. Nous pénétrons dans le moulin par une porte de bois que nous refermons derrière nous. Les lieux sont frais, des traces de vie récentes ont noirci les murs par endroit. Nous sortons par la seconde porte qui se trouve à l’autre extrémité du moulin.

Nous rejoignons le lieu-dit la Croix des Baux (sur cette plate forme rocheuse s’organisaient des trocs dans le passé). Plein Ouest, la petite route du Resquelet nous ramène à notre véhicule ; il est 16 heures.

 

Chronique de LIONEL - lionel@oeilpaca.fr

 

 

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