| SOMMAIRE | Le Buzz : Carmen Maria Véga | Photos live Carmen Maria Véga |
 

Le Buzz : Carmen Maria Véga

C’est avant tout un spectacle qu’il faut découvrir sur scène. On peut y voir et entendre de la musique qui aurait tendance à prendre ses sources dans le Rock, le punk, et le jazz manouche. Une multitude de personnages se succèdent dans des caricatures quotidiennes.

Les textes sont de Max Lavegie qui compose et joue de la guitare sur le projet. Alain Arnaudet à la contrebasse, Thomas Milteau à la batterie et l’interprète, Camille, qui a coupé ses cheveux.

Carmen : C’est la deuxième fois de ma vie que je me rase la tête. Ca va repousser.

Rv Dols : Le charme qui t’enveloppe n’est pas sectionné pour autant. Ton nom de scène, « Carmen Maria Véga », est aussi celui du projet. Carmen, tu arrives en provenance du Guatemala à l’âge de 9 mois, tes parents s’installent à Lyon et sept années plus tard tu débutes les cours de théâtre.

Carmen : C’est là où je me sens le mieux. Cela m’a vraiment aidée pour monter ce spectacle. La limite entre la comédie et l’interprétation n’est jamais très loin. J’aborde une chanson comme j’aborde un rôle.

Rv Dols : A la maison, papa et maman écoutent du Maxime Le Forestier, du Pink Flyod ou encore du Supertramp.

Carmen : Ah non, pas Supertramp.

Rv Dols : Le frère de ta mère, donc un de tes oncles, te fait découvrir le Hot Club à Lyon et par la même occasion le jazz. Adolescente, tu commences à faire l’école buissonnière vers quinze ans, c’est ta période Reggae, Ska et premiers pétards.

Carmen : C’est ça…

Rv Dols : Dans les années 2000 tu rencontres Max…

Carmen : Oui, en 2004 je rencontre Max. Nous avons monté le projet en 2005.

Rv Dols : Vous commencez en faisant les bars et les petites salles.

Carmen : Des petites salles à Lyon et des scènes découvertes.

Rv Dols : Au bout d’un an, Alain vous rejoint, puis suivra la signature chez AZ. Octobre 2009, sortie de l’album qui est d’ailleurs réalisé par Max et l’équipe de Thomas Dutronc. Comme pour presque tous les artistes de AZ, les bases rythmiques sont enregistrées à Bruxelles au studio ICP et les voix au studio Head On à Paris.

Il me semble que la notion de plaisir prédomine sur ce projet et le message n’est jamais très loin.

Carmen : Exact, et puis en même temps, je trouve qu’il serait dommage que les gens fassent des projets sans la notion plaisir, c’est un peu con. Si tu montes sur scène que dans un but de gloire et de notoriété, ça devient vite ennuyeux. Le fait d’être très copains facilite les bons contacts, donc oui, énormément de plaisir. Plus de 250 dates de concerts créent des liens. Il y a des morceaux que nous jouons depuis plus de cinq ans. Les plus récents ont un an. Quand nous sommes rentrés en studios, les nouveaux avaient dans les six mois.

Tous nos textes ont une grande part de dérision et d’autodérision. Ce qui est un bon vecteur. Avec l’humour, tu arrives toujours à faire passer un message sans trop moraliser les gens, sans être trop démago. Si tu prends le texte de « la menteuse », c’est une fille qui ment, mais en fait nous parlons de la mythomanie et des travers que cela inflige à la personne. Je me suis rendue compte que quand tu rencontres une personne qui est mythomane et qui devient ton amie, c’est toi qui plus tard te sens trahie et c’est compliqué de ne pas en vouloir à cette personne. Alors qu’en réalité la mythomanie est une pathologie.

Mais nous aimons aussi être sérieux, mélancoliques et nostalgiques. Souvent, j’exprime à Max ce dont j’ai envie de parler et puis, il me connaît bien. Quand il me soumet un texte, il sait que cela va me correspondre. S’il y a une tournure, ou une phrase, avec laquelle je ne suis pas d’accord, Max la retravaille. Nous arrivons toujours à un résultat qui nous convient.

 

Propos recueillis par Rv Dols herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

L'oeil paca.fr votre magazine gratuit rédaction et publicité : yasmine@oeilpaca.fr | Mémoires images L'Oeil Paca.fr B.P Mairie 13150 Tarascon cedex