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Numéro 2
   

Cheyenne Doll

Rock'n'roll : Cheyenne Doll

Mell, esprit Rock exacerbé, est en 2004 à l'origine du projet Cheyenne Doll. Pendant la discussion que nous avons eue, j'ai pris conscience que le Rock n'était pas encore mort en Paca, il vit toujours grâce à des artistes de notre région.

Hervé Dols : Depuis quand chantes-tu ?

Mell : Mes parents sont musiciens ; mon père est bassiste et ma mère joue de la guitare alors forcément j'ai suivi leurs traces. J'ai commencé à chanter à l'âge de 13 ans dans un groupe de punk et j'écrivais déjà un peu à l'époque, puis j'ai continué avec mon frère.

Hervé Dols : Cheyenne Doll… c'est un groupe ?

Mell : En fait c'est le nom du projet et fatalement il faut un groupe pour monter sur scène. A l'origine j'étais seule et je composais les morceaux au piano. Il y a un an que j'ai commencé l'écriture des douze titres. Au début c'était un peu un dilemme, enregistrer acoustique ou monter un groupe pour pouvoir jouer. J'ai enregistré l'album à Londres chez Achemy Studio et on verra comment évolue le projet par la suite, il y a des chances que je joue acoustique en concert, cette démarche m'intéresse mais il n'y a rien de définitif.

Hervé Dols : Les textes sont en Anglais « Why » ?

 

Photo Rv Dols©

Mell : J'ai toujours écrit en Anglais. A mon goût, le Rock c'est en Anglais. J'aime beaucoup la littérature Française mais je pense qu'il serait risqué de s'y essayer car j'estime ne pas avoir le niveau.

Pour moi c'est plus facile d'écrire en Anglais. Cela me raconte fatalement, c'est plutôt imagé, mes états d'âmes, mes coups de cœur. Par exemple Carmen c'est ma grand-mère qui prend une place prédominante dans ma vie. Je m'inspire en grande partie de ce que je vis.

Hervé Dols : Tu as des dates à venir ?

Mell : Le côté sombre de la réalité, comme beaucoup je ne suis toujours pas signée, ce qui équivaut à un certain mépris de la part de certaines salles ou SMAC, pas toutes il faut le préciser, ce qui se dégage du discours qu'ils te tiennent, « je te loue la salle… qui te produit… ». Si je prends 20 euros à chaque concert, comment je paie les musiciens qui m'accompagnent, on tourne en rond. Je comprends, ils sont tellement sollicités. Je connais un petit peu le cheminement du « jouer gratuitement » pour être passée par là avec d'autres groupes, même si à l'époque la qualité était moindre et à un certain âge c'est peut être un passage obligatoire mais je suis fatiguée de ce système. C'est dommage que des salles en Paca ne respectent pas plus les artistes de la région, certes il faut du bénéfice, mais ils oublient qu'ils sont subventionnés et bien souvent ils ont des structures associatives. Je veux me poser et travailler dans des conditions favorables à l'expression de ma musique et oui, j'aimerais avoir des dates.

 

Rv Dols - herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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