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Musique : Cocoon
   
 
 
   

Cocoon

Musique : Cocoon

En 2007 Cocoon a remporté le concours CQFD des Inrocks.

Lauréats de la finale Tremplin des Eurockéennes 2007 et un buzz gros comme ça sur myspace, le succès est lancé.

Leur premier album « My Friends All Died In A Plane Crash » est sorti le 22 octobre 2007.

Suivi d’une première tournée, puis une deuxième en 2008. Cocoon c’est du folk, mais certaines chansons sont pop folk et même pop rock.

La douceur et la gentillesse planent autour des deux artistes, ponctuées de sourires charmeurs.

 

Photo Hervé Dols - All Rights Reserved -

L’oeil paca.fr : Pour Cocoon, 2007 fut l’année de toutes les récompenses, 2008 est-elle l’année de la rencontre avec votre public ?

Morgane : Exactement. 2007 on s’est montré aux professionnels.

Marck : Oui, 2008 c’est les premières tournées dans des clubs, et ils sont remplis. Nous, on est super heureux, cela nous permet de planifier une deuxième tournée dans des salles avec une jauge un peu plus grosse. 2008, c’est également la rencontre avec les médias alors qu’en 2007 on ne voulait pas trop. Maintenant on se montre un peu plus. En 2009 notre album va sortir dans le monde, donc nous risquons de tourner au Japon, Australie, Etats-Unis, Canada… Nous finissons la tournée le 31 juillet 2008 et, logiquement, pour les prochains concerts nous devrions avoir des musiciens pour nous accompagner.

L’oeil paca.fr : J’ai constaté qu’il y a des gens qui commencent à vous suivre.

Morgane : Il y a un petit fan club qui c’est créé. On les rencontre souvent sur des dates. C’est vraiment très sympa.

L’oeil paca.fr : Internet a contribué au buzz.

Marck : Internet, maintenant les groupes ne peuvent plus se passer de l’outil. Il n’y a pas qu’Internet, il faut avoir un label, des gens qui travaillent derrière, un tourneur. Mais il est vrai qu’Internet est un peu le miroir du groupe. C’est nous qui nous occupons de notre page myspace. C’est très important si tu veux développer ton groupe. C’est un raz de marée. Le téléchargement est un faux problème. Les gens viennent nous voir au concert. Nous, on ne peut pas se plaindre, on pensait vendre 5 000 albums, on en a vendu 50 000 et ce n’est pas fini. Le vrai problème de la mort du disque c’est que le public s’est enfin décidé d’arrêter d’acheter de la merde. Ce n’est pas bien grave si les gens téléchargent, il y a beaucoup d’hypocrisie.

Morgane : Certains vendent moins de disques, car grâce à Internet les gens peuvent découvrir tous les jours de nouveaux groupes. Il n’y a jamais eu autant de musique. Avant le téléchargement il y avait les cassettes et tout le monde enregistrait.

Marck : Les gens sont choqués quand on dit qu’on en a rien à branler que les internautes téléchargent. C’est vrai que cela empêche de gagner plus d’argent, mais le but pour nous c’est de tourner et durer.

L’oeil paca.fr : Marck, tu as déclaré écouter beaucoup de hip-hop ?

Marck : Oui c’est vrai, j’aimerais pouvoir produire un ou deux morceaux, avec certains sons du hip-hop qui ne sont pas encore utilisés dans la folk et que je trouve intéressant. Pas forcément le rap, mais la production de sons.

L’oeil paca.fr : Toi Morgane, tu es arrivée un peu après l’écriture du premier album, vas-tu t’impliquer davantage pour le second ?

Morgane : Pour le premier album, quand je suis arrivée sur le projet, Marck avait déjà beaucoup produit tout seul, il fallait faire les harmonisations et les arrangements. Il avait fait énormément de chansons, c’était d’ailleurs du travail pour devenir un vrai duo, et puis ce que je faisais avant était éloigné de la Folk. Maintenant ça va beaucoup mieux. Pour le deuxième, je pense pouvoir amener un peu de moi.

Marck : Si Morgane n’était pas venue me rejoindre, l’album aurait était différent. Les erreurs que nous avons faites ensemble nous ont permis de faire des choix. Ecrire ensemble, je n’y crois pas. Par contre, travailler sur une base simple et après construire comme une pyramide, c’est envisageable.

L’oeil paca.fr : Cocoon fait partie de cette mouvance de groupes qui chantent en Anglaiset qui fonctionnent plutôt bien.

Marck : Si on fait partie de cela nous sommes très fiers. Si on participe à ce que les maisons de disques n’aient plus peur de signer des groupes Français qui chantent en Anglais, c’est super. A mon avis, par le passé, les gens n’étaient pas prêts et les groupes aussi ne l’assumaient pas vraiment. Ils ont tous travaillé pour être crédible. En studio, nous avons passé un temps fou pour faire la moindre sonorité Anglaise. Il fallait que ça soit cohérant. Tu chantes en Anglais, ce n’est pas du Cousteau. Pour exporter ta musique, l’Anglais n’est pas négligeable. Au concert que nous avons fait à Lyon il y avait des Américains qui vivent en France, ils sont venus nous voir à la fin. Ils se déplacent pour nous, c’est génial. Mon rêve c’est vraiment l’Amérique. Je veux l’avoir et je l’aurais. (Rire) Un peu comme Jo Dassin. J’ai vécu en Angleterre, et ce serait génial de retourner là-bas pour jouer.

L’oeil paca.fr : Quel rapport entretient Cocoon avec l’argent ?

Marck : À un moment, on demande à l’artiste de faire de la pub. On lui propose la médiatisation alors qu’à l’origine il était dans une démarche indépendante. Est-ce que cela ne fait pas pute de donner sa musique à une grande marque et de prendre la tune au moment où on te la propose. C’était très dur quand on nous l’a suggéré.

Morgane : Au début on ne comprend pas, on est très bien comme cela, on est encore jeune.

Marck : Mais on est réaliste et on sait bien que dans six mois l’aventure peut être terminée. Si on donne notre musique à une pub, c’est avant tout un travail et tout simplement on avait besoin d’argent pour manger. C’est comme commencer à se faire distribuer dans le monde, ce n’était pas le but du jeu non plus. A mon avis nous avons tous raison de prendre ce qu’il y a à prendre au moment où on te le propose.

L’oeil paca.fr : Le deuxième album ?

Marck : On a la chance de pouvoir faire un deuxième album. Les morceaux ne sont pas encore arrangés, mais ils sont composés. Je propose des titres au compte goûte à Morgane pour qu’elle puisse travailler dessus, quand elle me donnera son travail, je pourrais commencer à voir dans quelle direction elle veut aller pour avancer, pour l’instant je n’ai aucune base.

L’oeil paca.fr : Pourquoi… est-elle faignante ?

Marck : Oui, quand elle rentre chez elle, elle n’en branle pas une. (Rire)

Morgane : Non, j’ai besoin d’être toute seule pour travailler. Avant, quand je faisais des musiques, c’était plus des musiques de film, pas du tout chanson, en gros je ne savais pas faire et petit à petit j’apprends.

L’oeil paca.fr : Dans votre set il y a des reprises, qu’est-ce qui motive vos choix ?

Marck : Qu’elle soit difficile à reprendre. Que ce ne soit pas une évidence. On aime reprendre des morceaux de Hip-hop ou autres et de les rendre beaux.

L’oeil paca.fr : Et maintenant, la question que tout le monde se pose.

Morgane : Nous ne sommes pas un couple. (Rire)

Marck : À l’époque où nous nous sommes rencontrés, Morgane avait un copain et il se trouve que le copain en question est un ami d’enfance à moi. D’une part c’est juste impossible à vivre à cause de cela, et d’autre part on n’en a pas envie. Nous avons la théorie du ; « No zob in job »

Morgane : Oui, ça ne peut pas marcher ensemble.


Hervé Dols  / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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