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Vivre & passion : Ecole Taurine de Beaucaire

Beaucaire est le berceau de la course Camarguaise. Depuis plus d’une décennie la ville n’avait plus de raseteur pouvant rivaliser avec les meilleurs. Fort de ce constat, Morade Bourmel et Pierrick Vidal décident d’inverser cette spirale négative.

Le 22 novembre 2005, l’ École Taurine du Pays d’Oc Beaucaire Terre d’Agence voit le jour.

Morade et Pierrick ont pour ambition de sortir des futurs raseteurs capables de fédérer le public. La ville de Beaucaire adhère au projet et subventionne l’association sportive. Pourtant, le pari est loin d’être gagné. Il faut trouver les jeunes qui possèdent le profil, l’envie et la passion. La course Camarguaise est un sport où les qualités physiques sont essentielles, mais le mental est primordial.

Pour que les jeunes de l’école se frottent aux cornes emboulées des mammifères, les jours d’entraînement les manadiers acheminent les taureaux jusqu’aux Arènes. Les Cocardiers ont généralement entre trois et cinq ans. Certains découvrent la piste. Les propriétaires consignent dans des carnets leurs aptitudes. Le Taureau ne possédant pas les qualités adéquates finira à la boucherie. Précisons que le taureau est respecté. Aucune souffrance ne lui est infligée. Lui aussi, s’il est bon, pourra entrevoir une carrière et faire gagner de l’argent à son propriétaire.

Comme tous les sportifs de haut niveau, les raseteurs travaillent le foncier et le cardio. Sans oublier de passer par la salle de musculation. Sofiane Carleta, préparateur physique, apporte son sérieux et sa rigueur aux jeunes de l’école Taurine de Beaucaire. Beaucoup d’entre eux pratiquent une autre discipline, ce qui permet de parfaire la condition physique.

Début Avril 2010, la saison des courses Camarguaises a repris ses droits. Le trophée de l’avenir, qui correspond à la seconde division, accueille la première génération de l’école Taurine de Beaucaire ; Allam Fayssal, Boris Sancis, Sofiane Rassir et le futur talent Amine Chekade qui possède déjà la classe mais aussi une certaine aisance.

A force de passion et de travail, Morade et Pierick concrétisent leurs espoirs. La fierté d’avoir quatre jeunes dans l’anti-chambre du trophée des As après cinq ans d’exercice est palpable. La lucidité qui habite Morade et Pierrick les pousse à la modestie, conscients que la masse de travail qui reste à accomplir au quotidien est prédominante.

 

Chronique Rv Dols - herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

 

 

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