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Numéro 7
   

 

 

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EDITORIAL n° 7

Le monde est en crise, les orgies financières laissent des trous, bouchés par les différents États. Notre gouvernement nous affirme l’urgence de réinjecter des milliards dans les caisses de nos banques, aux soit-disant comptes sains. C’est une nécessité absolue pour sauver notre économie, voir notre chère monnaie ; Parlons-en de cet Euro qui en fait souffrir plus d’un… Depuis son arrivée, les prix ont flambé.

Il faut bien garder à l’esprit que ce ne sont pas les classes sociales les plus démunies qui ont le plus à perdre. Les Français qui ont la chance de bien vivre n’auraient pas été les plus lésés.

Où sont passés tous ces milliards disparus ? Les proxénètes de la finance mondiale nous sodomisent à sec. Assez de cet argent ROI qui pourrit la planète et corrompt les plus purs.

Le petit jeu boursier qui permet aux plus riches de s’amuser avec l’humanité n’a-t-il pas montré ses limites ? Les délocalisations journalières de l’industrie Française ont pour but d’enrichir un peu plus les actionnaires et d’affaiblir notre tissu social. Au vu de tous ces éléments, la sagesse impose une nouvelle donne. Les pansements financiers auront pour but de reculer les échéances et de continuer d’engraisser ceux qui appauvrissent et tuent indirectement la majorité des habitants de cette terre (famines, sécheresses, épidémies, pollution...) ces gens ont une responsabilité qui, sous couvert économique, n’est pas engagée.

Je pense à tous ceux qui se lèvent pour travailler plus et payer plus, sans ne jamais pouvoir joindre les deux bouts. Les banques alimentaires éprouvent des difficultés à faire face tellement la demande est forte.

Mesdames et Messieurs les élus, ne nous brandissaient pas vos chiffres comme des trophées en chocolat. Allez dans les centres sociaux et associations de vos villes pour constater de visu que toutes les problématiques restent posées. Surtout, évitez de déplacer les problèmes en périphérie des villes ou dans les sous-bois. Rappelez-vous que la fâcheuse habitude de cacher les handicapés a provoqué leur exclusion.

Aujourd’hui, malgré l’article 1er de la loi du 18 janvier 2005 concernant les aspects légaux, «  toute entreprise ou établissement de plus de 20 salariés est soumise à une Obligation d'emploi des Travailleurs Handicapés et assimilés dans la proportion de 6% de son effectif total (Loi n° 87-157 du 10 juillet 1987) et doit établir une déclaration annuelle de situation (DOETH : Déclaration Obligatoire d'emploi des Travailleurs Handicapés) », Les travailleurs handicapés n’arrivent toujours pas, pour la plus grande majorité, à trouver un emploi décent. Les employeurs préfèrent s’acquitter d’une taxe qui leur permet de passer outre la loi.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement communique des chiffres pour le moins surprenants puisque les associations tenues de monter les dossiers DALO, notamment Le Secours Catholique, ont commencé cet exercice fin octobre 2008.

Une étrange vérité nous ramène aux réalités, les responsables et bénévoles tiennent à peu près tous ce discours : « la loi dite DALO d’accord, mais que faisons nous des jeunes qui ont entre 16 et 25 ans, qui n’ont droit à rien et qui sont de plus en plus nombreux dans nos rues ». « Loger des gens dans des appartements très bien, mais il faut quand même payer les loyers, l’eau, l’électricité… »

Les loyers qui atteignent des niveaux records et certains politiques, depuis bien longtemps déjà, qui investissent dans des S.C.I et le foncier. Je comprends le pourquoi de ce laxisme qui a contribué à la hausse du foncier et des loyers. Sans oublier que l'État Français est le plus gros propriétaire foncier de l’hexagone. Le problème était si facile à résoudre, une loi qui bloque les prix : «  tant du mètre carré et selon le nombre d’habitants ».

Une loi sur l'audiovisuel visuel. Vous aurez beau nous expliquer que nous n’avons pas compris votre démarche pour sauver les chaînes de télévision et les radios publiques des publicités, que je vous rétorquerais que là c’est trop, vous nous prenez vraiment pour des imbéciles. Promesse de financement à la hauteur de 450 millions d'euros pour le prochain exercice. Je croyais que les caisses étaient vides. L'improvisation présidentielle devient risible.

Les 7000 plus grosses fortunes Françaises bénéficiant de niches fiscales et par conséquent ne payant pas d’impôts… liberté pour eux, égalité je ne sais pas pour qui, pour ce qui est de la fraternité ... le mot perd de sa superbe.

Le pitoyable combat de boue des socialistes, plus libéraux que jamais, décrédibilise un mouvement dans lequel les Français ne se reconnaissent pas. L’U.M.P doit bien rigoler, en constatant qu’aucun programme et qu’aucune alternative digne de ce nom se profile dans une opposition qui fane et perd ses épines.

Punition pour ceux qui défendent les plus démunis, pour avoir « déposé des objets sur la voie publique » ridicule, pitoyable. Honte à vous, madame le ministre, vous dont le travail consiste à reproduire la voix de son Maître. Contraindre par la force les SDF à se faire parquer, attention au dérapage organisé. Madame le Ministre, notre cher Président est revenu sur ses propos à coup de louche humanitaire et vous déjuge ; Ses mots dans votre bouche n'ont pas le même goût, mais l'amertume reste présente.

Je sais, une fois de plus, nous allons être affublés de la marque "gauchistes". En aucun cas la rédaction et moi-même avons le souci ou l’envie d’être dans un camp ou dans un autre. L’œil de la conscience s’ouvre et souffre. Son regard se pose sur toute cette misère générée par le monde impitoyable du profit.

 

Yasmine Sanchez - yasmine@oeilpaca.fr

 

 

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