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| SOMMAIRE n° 6 | INTERVIEW EMPYR | DIAPORAMA PHOTO EMPYR EN CONCERT |
Numéro 6
   

EMPYR

Empyr : The Peacful Riot

Benoît Poher (chant) et Florian Dubos (guitare) du groupe Kyo, Frédéric Duquesne (guitare) de Watcha, Benoît Julliard (basse) de Pleymo et enfin Jocelyn Moze (percussions) ex Vegastar.

Indéniablement la voix de Benoît Poher nous rappelle Kyo, et pour cause, il est l’ex-chanteur du groupe précédemment cité. Même si les textes sont en Anglais, on ne peut s’empêcher de faire la comparaison.

Quand on écoute le premier album sorti en mai 2008, «The Peacful Riot», enregistré à Los Angeles et produit par Ken Andrews, on s’aperçoit très vite que les guitares arrachent. Le son est plus dans l’air du temps. Mais qu’en est-il réellement ? EMPYR est-il du Kyo réchauffé à l’anglo-saxonne ?

EMPYR / photo Hervé Dols

Nous sommes allés poser la question à EMPYR.

L’Oeil paca.fr : Benoît peut on dire qu’ EMPYR est né suite au décès de KYO ?

Benoît : Oh, non. Avec KYO, on a décidé de faire une pose. Même avant cette pose, nous avions envisagé avec Florian, Fred, Benoît et Jocelyn de créer un nouveau groupe. Depuis pas mal de temps nous voulions faire de la musique ensemble. Il se trouve que dans l’agenda de chacun c’était le bon moment pour passer à la création. Même si pour Fred c’est plus délicat car le projet Watcha tourne toujours.

Fred : Oui, c’est compliqué pour moi, il y a d’ailleurs des dates que je n’ai pas pu faire avec Watcha. Mais en gros, je passe d’un camion à l’autre.

L’Oeil paca.fr : Donc on peu dire qu’ Empyr est né parce que Kyo est mort ? 

Benoît : Et bien non, parce que dans une pose il n’y a rien de définitif, tu vois ?

L’Oeil paca.fr : Vous avez formez la grosse équipe ?

Benoît : Oui, tu vois on se connaissait tous, on évoluait dans un microcosme, une scène rock Parisienne où tout le monde se côtoie. Nous avons déjà partagé des scènes et travaillé ensemble, mais avant tout nous sommes potes. Ce n’est pas fait par souci de fonder une grosse équipe.

L’Oeil paca.fr : Des bringues ensemble…

Fred : Oui, c’est ça, qui rassemble.

Florian : Oui, et puis on avait fait des prises de guitare avec Fred sur un morceau de KYO, nous avons aussi fait les premières parties des uns et des autres…

L’Oeil paca.fr : Le morceau New day, nouveau jour, nouveau groupe ?

Benoît : Rien n’a été calculé, mais il est vrai qu’en relisant les textes de l’album je me suis aperçu qu’ il y avait ce truc là, hyper récurant… tu vois, le fait de reconstruire quelque chose. Donc je pense qu’effectivement d’avoir une nouvelle équipe, un nouveau projet, cela a joué inconsciemment sur la manière d’écrire les textes.

L’Oeil paca.fr : Ta voix, on la reconnaît entre toutes, est-ce que cela dessert pour repartir sur un autre projet, ou bien du fait que KYO fut un gros buz ce fut plutôt facile ?

Benoît : Bien sûr que c’est plus facile.

Florian : En France, nous avons tous un passé, et pour certains d’entre nous une notoriété, mais à l’étranger c’est beaucoup plus compliqué. Nous ne partons pas de zéro, mais ça va être dur. Le but c’est quand même de pouvoir jouer en Europe.

L’Oeil paca.fr : Benoît, je ne sais pas si c’est du second degré, mais j’ai lu quelque part que tu disais avoir fait un rêve où vous jouiez tous ensemble, le rêve est devenu réalité.

Benoît : Non, c’était pas ironique, moi quand j’étais tout petit j’écoutais Watcha (rire)… non, c’est vrai que j’était fan de Watcha, playmo…

L’Oeil paca.fr : Quel âge a donc Fred ?

Benoît : Il est jeune…

Florian : oui, jeune…

Benoît (Juliard) : oui, très jeune… (rire)

Benoît : C’est vrai que pour moi, jouer avec ces musiciens là, c’était presque un rêve. En tout cas c’est une très belle expérience.

L’Oeil paca.fr : A l’écoute de l’album, j’ai le sentiment que l’univers de Deftone ressort, je me trompe ?

Fred : Nous sommes fans.

Benoît : Ah moi, super fan.

Florian : C’est un des groupes que nous écoutons beaucoup. Je trouve que ça a très bien vieilli par rapport à d’autres choses.

L’Oeil paca.fr : J’ai vu que vous avez enregistré à Los Angeles, et qu’au moment d’enregistrer vous avez fait un morceau en studio, cela veut-il dire qu’il vous manquait un titre ?

Fred : C’est le premier de l’album et aussi le premier sur scène. Il existait mais au moment d’enregistrer nous l’avons refait. Il y avait un thème qui durait dix secondes et ce thème là est devenu le principal. Nous avons viré tout le reste, et reconstruit un morceau autour de ces quelques notes qu’il y avait au milieu. Voilà l’un des avantages de travailler avec un producteur, quand tu lui soumets le morceau, il est capable de te dire ;  « voilà, il n’y a que ce plan là que je trouve fatal et qui mérite vraiment d’être reconstruit ».

L’Oeil paca.fr : Au niveau du set, combien avez-vous de morceaux ?... Le cd ne tient pas tout le live.

Fred : Tu as raison, en fait il y a deux morceaux en plus par rapport au cd. Un morceau qui se trouve être un des premiers que nous avons fait ensemble, la première fois que nous nous sommes retrouvés pour répéter en Bretagne tous les cinq. Le second est un morceau que nous avons enregistré à Los Angeles mais que nous n’avons pas mis sur l’album, mais qui se retrouve sur l’édition Japonaise. Parce que les Japonais veulent toujours un titre inédit en plus.

L’Oeil paca.fr : Sur la pochette de l’album, ce ne sont pas vos tronches… il y a un mec inconnu avec un ours blanc… Pourquoi ?

Benoît : L’ours, c’est le mien… (rire)…

Fred : Disons que nous ne sommes pas très fans de mettre le groupe sur la pochette. Nous préférons une idée un peu abstraite, voir cinématographique.

Florian : Chacun peut voir une ou plusieurs histoires à travers la pochette.

L’Oeil paca.fr : Avez-vous déposé le nom EMPYR ?... Il y a un autre groupe du même nom.

Benoît : Je suis au courant qu’il y a un groupe au Luxembourg qui a le même nom, mais bon il y a des gens qui normalement s’occupent de ça.

Nous voulions un nom fort et puissant qui parle à tout le monde, qu’il soit universel.

Fred : Qui rassemble.

L’Oeil paca.fr : Myspace ?

Benoît : C’est nous qui gérons cette page, les gens nous envoient très rapidement, des fois le soir même des concerts, leurs réactions…

Fred : C’est la première vitrine du groupe, c’est vachement important. Avant que l’album ne sorte on avait mis un titre en ligne.

Florian : Nous avons même mis pendant quelque jours l’album dans son intégralité sur le Myspace avant sa sortie, nous avons eu des journées à 18 000 écoutes, c’est vraiment énorme.

 

Hervé Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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