| SOMMAIRE numéro 17 |
Numéro 17
   

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C'est du BIO : L'Europe des plantes

Le 30 avril 2011 entrera en vigueur la directive Européenne portant sur les plantes médicinales traditionnelles. Logiquement, les plantes traditionnelles resteront autorisées mais, pour les produits médicinaux à base de plantes cela risque de se compliquer.

En Europe, deux cadres juridiques réglementent l’enregistrement et l’usage des plantes médicinales.

Le premier est de type pharmaceutique et s’effectue auprès de l’Agence Européenne de Médicaments (EMA).

En 2004 une directive Européenne (2004/24/CE) concernant les médicaments traditionnels à base de plantes (THMPD), reconnaît que les plantes médicinales ont des spécificités singulières ; cela évite qu’elles soient soumises aux tests qui encadrent les médicaments chimiques.

La procédure d’enregistrement est simplifiée en ce qui concerne les plantes. Les tests portant sur l’aspect qualitatif des plantes, la toxicité, l’innocuité bactériologique sont quant à eux toujours de rigueur. Un des critères essentiels, les plantes doivent être utilisées depuis trente ans et au minimum quinze ans sur le territoire Européen.

Le deuxième cadre juridique prend en compte l’enregistrement des plantes aux caractéristiques dites de compléments alimentaires. Le règlement date de 2006 et les évaluations sont réalisées par l’Autorité Européenne des Aliments (Efsa).

En définitive, il n’y aurait rien à redire qu’une législation contrôle une profession, surtout quand il s’agit d’alimentation et de substances médicamenteuses.

La date butoir intervenant sept ans après le début de mise en application de la conformité pour les exploitants, cela permettait au petit artisan de se préparer pour le futur.

Quand nous avons rencontré Séverine et Charles Pioffet en août 2010, ils avaient déjà anticipé en évitant de donner des indications thérapeutiques à leurs produits. Ceci leur permet de continuer à vendre sur les marchés de beaux produits d’une qualité exceptionnelle.

L’irritation réside dans le fait que ce sont les lobbies pharmaceutiques qui ont imposé à l’Europe la dite réglementation, en même temps que la procédure d’enregistrement « simplifiée » qui situe son coût autour des 60 000 euros par produit.

A ce jour en Europe, ce sont depuis sept ans, seulement 175 demandes d’autorisations de mise sur le marché de médicaments traditionnels à base de plantes qui ont été accordées par l’EMA. Les producteurs de SIMPLES sont incapables financièrement d’assumer des montants d’enregistrement aussi prohibitifs.

Le botaniste Paul-Victor Fournier (1877/1964) dans le dictionnaire des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France paru en 1940 « Les quatre flores de France » avait recensé pas moins de 1500 espèces médicinales sur notre hexagone. C’est dire si le potentiel est grand.

Nous vous encourageons à faire connaissance avec les SIMPLES (www.syndicat-simples.org). Les cueillettes sont en partie sauvages, sans pesticide, avec un cahier des charges draconien ; c’est avant tout une philosophie de vie qui s’accorde avec la nature.

 

Fabienne / fabienne@oeilpaca.fr

 

 

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