| SOMMAIRE numéro 16 |
Numéro 16
   

Junk Food

C'EST DU BIO  : Junk - Food la mal bouffe à la bouche

Des tests ont prouvé que le sucre mélangé à la graisse crée de l’addiction chez les consommateurs. Les zones du cerveau stimulées par l'ingestion du gras salé correspondent aux mêmes zones excitées après la prise de drogue. Le mangeur de Junk-Food serait-il dépendant ?

Junk, qui signifie drogue dure en Anglais, se retrouve associé à food. Les Anglo Saxons nomment la restauration rapide et industrielle à l’aide de cette association junk-food, qui signifie nourriture de rebut de cochonnerie.

La Junk-food - mauvaise alimentation - plus communément appelée mal bouffe, a vu le jour aux Etats-Unis dans les années 30. Son apparition est intimement liée à la croissance économique. L’alimentation rapide fut mise en place pour éviter aux travailleurs de perdre du temps à s’alimenter.

Il n’y aurait rien à redire si l’alimentation provenant de l’industrie alimentaire et de la restauration rapide n’était pas saturée de mauvaise graisse, de sucre, de sel, de protéines animales et de Glutamate.

La résultante engendre des altérations de santé, l’obésité pour la plus visible et cardiovasculaires pour les plus sournoises.

Mais à quoi sert le Glutamate et quelles sont les répercutions de sa présence dans nos organismes ?

En 1908, un Japonais du nom de Kikuanae Ikeda découvre le glutamate monosodique - E621 ou GMS et MSG en Anglais - dans une algue. Il fait breveter sa découverte et, avec l’aide d’une compagnie, il l’industrialise. Cette compagnie est devenue aujourd’hui Ajinomoto Co, une entreprise Japonaise influente et très puissante. Elle produit des huiles de cuisson, des édulcorants, des acides aminés et des produits pharmaceutiques. Au début des années 2000 la production du Glutamate atteint 1,5 million de tonnes.

Dans le meilleur des cas les Glutamate monosodique E621 - Glutamate monopotassique E622, Diglutamate de calcium E623, Glutamate d’ammonium E624, Diglutamate de magnésium E625 - sont des exhausteurs de goût, moins chargés en sodium que le sel traditionnel. Dans le pire des cas, seraient-ils des poisons alimentaires à retardement ?

Ce qui justifierait l’hypocrisie des industriels qui consiste à dissimuler E621 et ses petits frères trop reconnaissables sous d’autre noms - protéines hydrogénées, huile et graisse végétale hydrogénées, gélatine, caséinates de sodium ou de calcium, levure rajoutée, extrait de levure, huile de maïs… - et les associer dans de nombreux assaisonnements ou épices et à d’autre substances - bouillons, arômes et extraits de malt, arômes artificiels et naturels, arômes de porc ou de poulet, arômes de caramel, sauce au soja, acide citrique, sirop de maïs, extraits d'épices, protéines de blé, sauce au soja, produits fermentés ou fortifiés aux protéines, maltodextrine… -

Il est scientifiquement prouvé que le glutamate (MSG) est l'une des causes de l'obésité ; de plus, cette substance provoque une dépendance similaire à celle de la nicotine. Depuis plusieurs décennies, les conséquences provoquées par le Glutamate sont connues par l'industrie alimentaire qui continue d'utiliser ce produit.

En 1978, une étude - Des lésions hypothalamiques provoquées par l'injection de glutamate monosodique durant la période d'allaitement et le développement subséquent de l'obésité par Tanaka K, Shimada M, Nakao K Kusumoki. Exp Neurol - puis un livre de John Erd (Assistant de recherche à l'Université de Waterloo-Ontario-Canada) font le lien direct entre l'absorption pendant la grossesse et la conséquence dans un grand nombre de diabètes, de migraines et à Alzheimer entre autres.

Monique Carrière, Professeur titulaire au Département de réadaptation de la Faculté de médecine du Pavillon Vandry - Local 4465-Université Laval Ste-Foy-Québec - va jusqu'à affirmer que l'additif alimentaire MSG est un poison lent.

Aux Etat-Unis, les détracteurs du Glutamate étaient parvenus à faire interdire l’ajout de MSG dans les aliments pour bébé. Ce fut de courte durée car les lobbies firent pression et le MSG retrouva sa place dans la fabrication alimentaire.

En Europe, le MSG est toléré jusqu'à une certaine dose dans la confection d’aliments. Par principe de précaution il serait plus simple de l’interdire. De plus, l’intérêt de ce produit est pratiquement nul. Tout comme le sel, toujours plus présent dans la préparation des aliments, sa légitimité réside dans le seul but d’une consommation excessive et par conséquent d’une rentabilité plus élevée.

En premier lieu, nous pouvons conclure que si un de ces principes se trouve dans notre assiette, c’est que le contenant n’a pas de goût. De plus, il est vraisemblablement démuni des valeurs qui répondent aux besoins physiologiques de chacun et, plus grave, il pourrait s’avérer néfaste à la santé de celui qui le consomme.

Un aliment n’est pas qu’une substance avec des nutriments. L’attention et l’intention données ont leur importance. Les éléments qui l’ont environné pendant sa vie, le soleil, l’air, la terre, l’eau mais aussi les personnes mises en contact avec celui-ci, les modes de stockage et de transformation lui confèrent une qualité énergétique finale dépendante de tous ces éléments.

Si nous arrivons à prendre conscience que la plupart des produits alimentaires usinés ainsi que l’industrialisation de la production végétale et animale à grande échelle sont plus bénéfiques aux profits des industriels qu’à notre santé, nous ferons un grand pas vers le bien être.

 

David / david.sanchez@oeilpaca.fr

 

 

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