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Numéro 2
   

La devise

Rap Toulonnais : La Devise

Rencontre avec Akram & La Devise à Toulon.

Hervé Dols : « Chacun son heure », c'est quoi ?

Akram : C'est le titre de l'album. Il y a de la diversité au niveau thématique et travail des morceaux. Deux groupes interviennent sur l'album, La Devise et le Réseau.

Chacun a emmené ses couplets. Le fil conducteur c'est le temps, il y a douze titres comme si on faisait un tour d'horloge, cela part du morceau qui s'appelle Chapitre, tout commence par la fin, un petit peu comme si l'on avait passé une journée ensemble et que l'on remontait le temps.

 

La Devise / Photo Rv Dols©

Hervé Dols : Comment es-tu arrivé à ce moyen d'expression ?

Akram : J'ai 24 ans et j'écoute du Rap depuis 17 années. En 89/90 à l'école on faisait des spectacles en cours primaire sur BNB, Cris Cros, après il y a eu l'époque IAM, MC Solar… c'est vraiment une passion qui vient de loin. Après c'est passé un petit peu par la danse, le graff, l'écriture et en fin de compte tu t'accroches à ce qui t'attire le plus ; pour ma part c'est l'écriture qui me passionne vraiment. En 2002 la Devise a vu le jour.

Hervé Dols : La Devise joue en live ?

Akram : Oui, nous avons fait une trentaine de concerts en deux ans. Beaucoup de concerts sur Toulon dont certains organisés par nous mais toujours dans le 13 et le 83. Le kiff c'est la scène. Nous commençons à être connu dans la région quand il y a une date on nous contacte, mais je pense que si on nous rappelle c'est que nous sommes sérieux et que nos prestations plaisent.

Hervé Dols : Qui s'est occupé du graphisme sur la pochette de l'album ?

Akram : C'est nous, nous faisons tout et financièrement nous n'avons pas d'autre alternative. Seul le mastering est confié à un studio pro, à François de « Sonic Mastering » à Marseille.

Hervé Dols : Beaucoup de samples ?

Akram : Oui, bien sûr, je crois que dans le rap d'aujourd'hui on n'est plus sur l'évolution création technologique car il tourne beaucoup autour des machines. Mais cela ne nous empêche pas de travailler avec des musiciens sur certains morceaux.

Hervé Dols : Avez-vous rencontré des difficultés pour évoluer ?

Akram : En Paca et plus exactement par chez nous les portes de la culture sont fermées à la jeunesse. Par exemple à Toulon il n'y a qu'une seule maison des jeunes.

Hervé Dols : Que penses-tu du téléchargement illégal ?

Akram : L'objectif n'est pas de vendre mais de se faire entendre et comprendre. Quand nous sortons 1500 CD, si on les vend tant mieux, mais le fait de sortir le CD est déjà une réussite en soi. Après si on est téléchargé illégalement cela voudra dire qu'on nous écoute, alors je dis bravo. Le téléchargement c'est un problème ambigu, c'est Internet qui démocratise ça. Quand tu sorts un album c'est bien d'être dans les bacs mais cela ne veut pas dire que tu vas vendre. Par contre si tu es téléchargé c'est que tu vends. Pour les majors (maison de production) et les indépendants je ne sais pas si c'est un manque à gagner ou une perte d'argent.

 

Hervé Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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