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| DIAPORAMA PHOTO des Suprêmes Dindes en Live | SOMMAIRE numéro 2 |
Numéro 2
   

Les supremes dindes

On en redemande : les Suprêmes Dindes

Les Suprêmes Dindes, c'est trois filles et un garçon qui font du rock, du vrai pimenté d'énergie explosive.

Le groupe est né en 1994 pour la retraite d'un collègue de travail et les arbres de Noël de leur entreprise sous l'impulsion de Jacqueline.

Elles ont notamment fait les premières parties de Jacques Higelin, Gustave Parking, Les Wampas et Arno, excusez du peu. Les Suprêmes Dindes ont plus de 600 concerts à leur actif et 6 albums  : La Casette (1996), La femme est d'un naturel plutôt joueur (1998), Le bonheur c'est quand on est bien (2000), Blanc de poulet (2002), La bûche (2004), Femmes divines (2007) mais aussi La Poutine (2006), le cd et dvd live de leur tournée au Québec.

Leur dernière galette, réalisée par Denis Barthe (batteur de Noir Désir) et Ted Gentil, comprend 16 titres qui trempent dans le rock n' roll. A noter la participation d'invités et non des moindres : Didier Wampas, Didier Super, le slammer drômois Mehdi et le Grand Chahut Collectif. La reprise du Libertine de Mylène Farmer version Suprêmes Dindes vaut le détour.

Jacqueline Bonjon (guitare, chant), Anne Dubois ( chœurs et basse ), Joseph Dubois ( batterie ), Marguerite Bourg (chœurs et guitare).

 

Les Suprêmes Dindes / Photo Rv Dols©

Hervé Dols : Pour quels motifs avez-vous annulé des dates en début d'année ?

Jacqueline : Certains programmateurs ont peur de se planter et quand il n'y a pas assez de réservation la semaine d'avant ils annulent. Cette année quatre dates ont été concernées par ce procédé. Nous subissons ces méthodes pratiquées dans certaines salles, alors on demande aux gens de réserver leurs places.

Hervé Dols : Comment Denis Barthe (batteur de Noir Désir) s 'est-il retrouvé sur le projet de « Femmes divines » ?

Jacqueline : Denis, c'est notre oreille extérieure et sur le projet il a surtout une fonction de réalisateur. On l'a rencontré au Festival du Vent à Calvi en 99 et il connaissait Anne… je pense qu'il appréciait les Dindes et il a travaillé sur l'album des Têtes Raides que nous aimons… nous avons appris qu'il réalisait aussi alors nous l'avons contacté pour savoir s'il voulait être notre oreille extérieure. Pour faire un disque on a besoin d'une personne comme lui, il est formidable. Il a été d'accord tout de suite et en plus, en management et production on a un des chanteurs (Miké) de Sensémila. Pour nous c'est un appui, surtout au niveau des connections. L'album s'est déjà vendu à 5 mille exemplaires, de nos jours c'est plutôt bien et ça nous fait vraiment plaisir.

Hervé Dols : Vous avez fait six albums et un live… ont-ils tous été distribués ?

Jacqueline : Disons que pour les premiers c'était dans le cadre de l'entreprise, autoproduits mais pas particulièrement distribués, on les vendait à la fin des concerts.

Hervé Dols : Est-il vrai que l'un des premiers albums a été réalisé grâce au Plan d'Epargne Logement de Florence, la guitariste de l'époque ?

Jacqueline : Oui, on fonctionnait avec les moyens du bord, même aujourd'hui nous n'avons pas encore de régisseur et l'on se débrouille.

Hervé Dols : Dans les salles de notre région le public Rock est plutôt trentenaire voir plus, penses tu que le Rock est mort pour les jeunes ?

Jacqueline : Peut être que les jeunes écoutent un autre style de musique, cela dépend des lieux et des dates, en fait toutes les tranches d'âge sont représentées dans notre public. Non, le Rock n'est pas une musique de vieux, certains jeunes ne savent pas. Nous prouvons qu'il n'est pas mort même si nous ne sommes plus très jeunes.

Hervé Dols : Il n'y a pas de machine sur vos compositions, cela se passe comment et qui fait quoi ?

Jacqueline : Nous voulons du brut, à la limite nous pourrions avoir des sons un peu bizarres par les guitares avec la contribution de Marguerite. Elle est nouvelle dans le groupe et nous apporte beaucoup, justement au niveau du son. Pour les textes c'est souvent moi, Anne écrit aussi de temps en temps.

Hervé Dols : À l'origine tu avais un travail et tu as tout laissé tomber pour t'épanouir dans ta musique…

Jacqueline : C'est notre propos, nous disons aux gens que s'ils veulent faire des choses, c'est maintenant, après il sera trop tard. Il faut vivre, nous, nous faisons du Rock à temps plein, c'est parfois dur mais d'un autre côté on fait ce que l'on aime, on vibre, c'est vraiment bon, passion dévorante.

Hervé Dols : Joseph, tu étais charpentier et tu as déclaré un jour que de faire une chanson c'était comme un accouchement…

Jacqueline : (Rire) Il est très biblique…

Joseph : Euuuuuh, oui, j'avoue l'avoir dit, un cri de douleur avec beaucoup de plaisir derrière… exprimer de la douleur avec du plaisir…

Jacqueline : Tu sais pas, tu n'as pas accouché (rire)…

Joseph : Si j'ai dit ça c'est peut être que j'étais bourré (Rire)…un cri de plaisir.

Hervé Dols : Ta vie en tournée est-elle rendue difficile par le fait d'être le seul homme ?

Joseph : Et bien non, cela se passe très bien, il n'y a pas de différence par rapport au sexe.

Hervé Dols : Ils ne sont pas trop vieux pour toi ?

Joseph : Non mais cela serait plutôt à eux de répondre à la question.

Jacqueline : Nos goûts musicaux sont relativement proches et puis nous nous entendons bien, même si Anne est plus âgée que nous (Rire).

Hervé Dols : Beaucoup de membres sont passés dans ce groupe et ne sont pas restés… es-tu difficile à vivre ?

Jacqueline : Je ne sais pas, je crois que c'est la vie du Rock, les tournées sont épuisantes, les gens se fatiguent et parfois ils font le choix d'arrêter.

Joseph : Certains évoluent et ont envie de faire autre chose mais ce sont des ruptures amicales et jamais un mauvais divorce.

Jacqueline : À partir du moment où il y a quelqu'un qui n'est plus dans l'histoire ça se ressent et on n'a pas envie de faire semblant, ce n'est pas envisageable de jouer sur scène et de ne pas être crédible, on parle justement de vérité et sincérité.

Joseph : Nous devons être en osmose sur scène et si l'un d'entre nous n'est plus dans le concept nous sommes tous mauvais.

Hervé Dols : Pourquoi Didier Wampas, Didier Super et Medhi sont-ils sur le dernier album ?

Jacqueline : Ce sont des amis et ils ont acceptés facilement. Une envie. C'est la première fois que nous faisons cette expérience.

Hervé Dols : Regrettes-tu le bureau ?

Jacqueline : Non, je ne peux plus avoir une vie rythmée par des horaires, générés par des obligations qui au bout du compte te pèsent. C'est insupportable ce que l'on fait vivre aux gens en leur faisant croire qu'il n'y a que cela dans le monde et dans la vie, j'ai complètement démissionnée de cette idée.

 

Hervé Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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