| DIAPORAMA PHOTO MADJO en live | SOMMAIRE numéro 16 |
Numéro 16
   

Madjo

MUSIQUE : MADJO

Le ciel est bleu, le soleil est bas. La douceur du climat est agréable. Un temps qui motive les Parisiens à la joie de la conversation en plein air. Ce n’est pas pour nous déplaire. Avec Alain, mon fidèle assistant, nous essuyons à la hâte trois chaises et une table.

Madjo arrive accompagnée de Nico, son régisseur sur cette tournée, mais celui-ci ne restera pas, victime d’un emploi du temps harassant.

Elle est vêtue d’une robe blanche parsemée de petits motifs assortis à la couleur de ses collants mauves. Sa frisure entoure son joli visage, ses yeux pétillent, un sourire discret se dessine sur ses lèvres, le tout baigne dans le charme. Nous échangeons les politesses d’usage dans ces circonstances et prenons place.

Rv Dols : Personnellement je ne connaissais pas ton projet. J’ai écouté ton cd et je suis parti à la pêche aux infos. Tu est née à Evian, tes parents sont Français mais ton grand-père était Sénégalais. Tu as commencé la musique à l’âge de six ans avec le violon et le chant lyrique à l’adolescence.

Madjo : En fait, on va dire que j’ai fait mes classes dans le classique. Le violon c’est un instrument que j’ai vraiment choisi. A l’âge de 3 ans j’ai commencé à solliciter mes parents pour en avoir un.

 

MADJO / photo Rv Dols©

Ils étaient à l’opposé et de préférence Rock. Leur réaction a été : « elle à 3 ans, elle délire ». J’ai vraiment insisté. A l’âge de 6 ans, ils m’ont inscrit dans une école de musique. Ce n’est pas un instrument simple. Je me suis acharnée dessus. De plus, à la maison, il n’y avait pas la culture du classique et je n’avais pas cette écoute. C’était comme un chemin, une évidence, une nécessité. Le violon, quand tu es enfant, est un instrument sans repère, le sens du toucher s’accroît, la mémoire visuelle sur le manche évolue et l’oreille se développe. Un jour, la lassitude l’a emporté et je suis passée à autre chose. J’ai appris la musique de manière très académique et écrite. Bizarrement, aujourd’hui, ma façon d’aborder mes compositions se fait instinctivement. En ce qui concerne le chant, effectivement j’ai commencé avec une prof d’art lyrique, j’avais 16 ans.

Rv Dols : Ton premier groupe, cela se situe à quel moment ?

Madjo : Mon tout premier groupe, j’avais 15 ans. J’étais juste choriste. Un groupe d’Evian, nous faisions des reprises et des petits concerts dans les alentours. Nous avons fait les Jeunesses Musicales de France entre autres.

Rv Dols : Tu as fait une école à Nancy ?

Madjo : Oui, tu sais, une école de musique actuelle comme on trouve à Paris et je pense un peu partout en France, le tout sur onze mois.

Rv Dols : Et qu’as-tu appris dans cette école ?

Madjo : Plein de choses, en fait, j’ai suivi une formation de chant. Mais je crois que c’est plus intéressant quand tu es musicien… bassiste, guitariste, batteur… car les intervenants sont compétents. Le chant c’était un peu léger. Je me suis orientée sur des ateliers Jazz, Rock, Pop, Bossa-nova… du coup, cela a éveillé ma curiosité. C’était une école où il n’y avait que des mecs, je crois que nous étions quatre filles.

Rv Dols : Après, on perd ta trace, que se passe-t-il pour toi ?

Madjo : Le gros vide, tu fais de la musique en plein temps pendant pratiquement un an. Au moment où la formation se termine, je ne savais pas où aller. Les questions étaient : « où je vais et comment je continue à faire de la musique ? » De plus, à Evian, ce n’est pas trop le lieu pour s’exprimer dans ce métier. Je ne voulais pas retourner là bas. Finalement, par amour, je suis allée à Bordeaux pendant dix mois sans vraiment faire de musique. L’amour n’est pas resté longtemps et en 2004 je suis montée à Paris. C’est là que j’ai commencé à composer et à jouer avec un guitariste dans les petits cafés-concerts.

Rv Dols : Suite à la signature chez Universal qui a produit « Trapdoor », tout s’est enchaîné rapidement pour toi.

Madjo : J’ai eu de la chance en rencontrant les bonnes personnes. La contribution de Fred, mon manager, a son importance. Au début je démarchais moi-même, c’est contraignant et fatiguant. Quand il y a une personne qui gère cet aspect du travail, tu peux te consacrer à la musique. Au moment de la signature chez Universal, il y a eu un tourneur (Pyrprod de Dijon), qui m’a permis de jouer pendant un an avant que l’album ne sorte.

Rv Dols : Universal a-t-il donné une direction à suivre pour l’enregistrement de Trapdoor ?

Madjo : Absolument pas, je crois que c’est fini ça. En tout cas je n’ai pas eu de problème de direction artistique, liberté totale. Si tu sais où tu veux aller, la facilité de s’imposer se fait naturellement. Je me suis entourée des gens avec qui je voulais travailler et qui font partie de mon entourage. Notamment Sébastien Lafargue à la réalisation de l’album. Je pense que le résultat est moins formaté et plus intimiste.

 

Rv Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

L'oeil paca.fr votre magazine gratuit REDACTION : redaction@oeilpaca.fr | PUBLICITE : christian@oeilpaca.fr | Mémoires images L'Oeil Paca.fr B.P Mairie 13150 Tarascon cedex