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Création / Mode / Fashion : Maéva De Sousa

Maéva a 22 ans, elle est de ces gens qui font ce qu’ils sont. Elle lutte pour le droit à l’existence créative, loin des rivages de cette matrice qui écrase l’humain.

Le parcours sera long, le découragement viendra placer ses mauvais coups, mais seule l’existence faite de passion justifie la vie.

Après un bac professionnel artisanat métiers d’art option accessoires et vêtements de mode. Maéva travaille pendant deux ans dans un atelier de retouche à La Ciotat d’où elle est originaire. Armée de courage elle décide de lancer sa marque « May Wook » en 2009. Le nouveau statut auto entrepreneur facilite grandement son choix.

www.maeva-de-sousa.book.fr

Maéva : « Je pense que c’est le statut le plus simple. Cela permet d’avoir un petit travail à côté tout en exerçant une activité qui est en voie de développement. De plus je ne suis pas assujettie à la TVA ».

En Europe nous avons un climat tempéré, ce qui permet de renouveler les collections tous les six mois au rythme des saisons automne/hiver et printemps/été. L’une des étapes essentielles sera de sentir les tendances. La méthode employée de nos jours est tout simplement de sortir, de flairer, et surtout d’ouvrir les yeux. Un carnet de tendances (trend book) tracera les grandes lignes des futures collections. Avec l’aide de ces précieux éléments glanés, un thème sera défini.

Maéva : « Quand le thème est déterminé, par exemple celui de printemps/été 2010 est « ode à la nature » et « mythologie Grecque », je commence à dessiner. Après, en fonction de l’allure que je souhaite donner à la silhouette je choisis mes tissus, je réalise mes patrons et je couds chaque pièce ».

Appliquer un tarif à une création quand on débute dans une profession reste un casse tête, être accessible sans dévaloriser son travail est un dilemme compliqué à résoudre.

Maéva : « Je ne compte pas la TVA, et j’essaie d’avoir des tarifs corrects. Pour une création qui peut prendre plusieurs jours, je ne pourrais pas appliquer le tarif qui correspond au travail. Tout simplement parce que je ne trouverais pas preneur. Il y a peut être une « éducation » vestimentaire à faire. Autour de moi les gens ne comprennent pas que nous ne fassions pas fabriquer nos créations en Chine. Bien souvent, ils préfèreront payer « la marque » que tout le monde arbore. Mes créations sont uniques, une seule pièce dans les quatre tailles les plus utilisées.

Avec d’autres créateurs de La Ciotat nous essayons de faire bouger les choses, de faire des expositions, comme le printemps des Créateurs à La Chapelle des Pénitents Bleus. Kafrinne a monté ce très beau projet, en collaboration avec la ville de La Ciotat et de l’association Léo Lagrange ».

Tout le monde a assimilé le rôle important que peut jouer Internet dans l’expansion de son activité. Maéva a une boutique en ligne.

Maéva : « J’ai mon site perso et des pages comme myspace, mais surtout je vends en ligne sur des plates formes de créateurs comme Dawanda. Ce qui m’a permis d’envoyer des modèles en Espagne, en Suisse, en France. Une des chartes de vente, si le vêtement ne correspond pas à la taille de la personne elle me le renvoie et je la rembourse. Je confectionne sur commande, si la personne le désire, elle m’envoie ses mensurations. Je préfère avoir le site Internet et quelques boutiques qui me prennent des modèles en dépôt vente, c’est l’idéal pour éviter les charges inutiles ».

 

 

Lionel - lionel@oeilpaca.fr

 

 

 

 

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