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Entrevue : Médhi Savalli
     
 
 
   

Medhi Savalli

Entrevue : Médhi Savalli

Mehdi est l’une des fiertés du Pays d’Arles.

Nous avons eu la chance d’avoir une entrevue avec lui, le lendemain de son triomphe à la féria de Pâques dans les Arènes Romaines d'Arles.

Mehdi est né le 1er novembre 1985 à Arles et vit à Barriol, un quartier populaire de cette ville.

La ville voue un amour torride pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’art de combattre le taureau et, très jeune, Mehdi est happé par la passion de la Tauromachie.

Mehdi Savalli : Je me suis inscrit à l’école Taurine, car depuis tout petit j’étais passionné. Les Taureaux dans la rue, les Taureaux piscine, les Taureaux Camargue, toutes les occasions étaient bonnes pour se frotter à « lui ». A l’école Taurine j’ai toujours été investi par cette envie de prouver.

L'oeil paca.fr : Enfant, ton voisin de palier n’est autre que Paquito Léal, fondateur historique de l’école Taurine d'Arles.

Mehdi Savalli : Très vite une relation d’amitié s'est instaurée entre Paquito et moi. C’est grâce à lui que j’ai commencé ma carrière.

Photo Hervé Dols - All Rights Reserved -

L’œil paca.fr : Je crois savoir que ta maman t'a retiré de l’école Taurine après avoir pris conscience des dangers.

Mehdi Savalli : Il y a aussi le fait que j’étais mauvais à l’école.Je n’y allais pas, je ne travaillais pas. Me retirer de l’école Taurine, c’était aussi une punition.

L’œil paca.fr : C’est alors que tu as fugué.

Mehdi Savalli : Oui, à l’âge de treize ans, j’ai fais une fugue pour pouvoir revenir vers les taureaux.

Après cet épisode, ce sont des heures devant le miroir de ma chambre ; Le souci c’est qu’elle était trop petite. Je ne pouvais pas emmener mon bras loin, et les Taureaux il faut les mener loin. J’ai donc développé cette erreur qui m'a suivi longtemps.

L’œil paca.fr : Tu as passé ton alternative (passage chez les professionnels) le 8 septembre 2006 à Arles. A l’époque, tes agents ou administrateurs de carrière étaient Luc Jalabert (directeur des Arènes d’Arles) et Alain Lartigue (ancien avocat) ; Qu’en est-il aujourd’hui ?

Mehdi Savalli : A mes débuts, c’était Paquito Léal et, après il y a eu Alain Lartigue et Luc Jalabert qui travaillaient ensemble. Tout allait bien, puis ils m'ont lâché et je me suis retrouvé seul. Je n’ai toréé que quatre corridas en 2008. C’est là que tout s’est compliqué.

Depuis 2009, c’est Denis Loré qui s’occupe de moi ( il a mis un terme à sa carrière le 16 septembre 2007 dans les Arènes de Nîmes ) .

Nous arrivons tout juste d’une préparation de deux mois en Espagne et plus exactement d’Andalousie. Du physique tous les jours et entraînement avec des vaches et quelques taureaux. Une hygiène de vie et du sérieux. Denis Loré me fait progresser, c’est énorme ce qu'il m’apporte.

L’œil paca.fr : Est-il vrai que les Toreros sont meilleurs sans femme ?

Mehdi Savalli : Je ne suis pas d’accord. Je pense que le torero peut très bien avoir une femme et être équilibré. Si la femme comprend le Torero, tout peut très bien se passer.

L’œil paca.fr : Pour revenir aux Corridas...Combien vas-tu en faire cette année ?

Mehdi Savalli : Une dizaine, c’est déjà beaucoup mieux. Hier, à la féria d’Arles, tout s’est très bien passé alors d’autres dates vont peut-être suivre. Mais si je suis content, c’est surtout que j’ai pu démontrer comment je pouvais toréer. Les gens savent de quoi je suis capable. Ma technique a évolué au contact de Denis Loré, les sacrifices et l’entraînement de cet hiver commencent à payer. Il y a trois mois que je suis comme ça, à fond, sérieux.

L’œil paca.fr : Toi qui est d'Arles, revenir toréer ici était valorisant, mais n’y a-t-il pas eu un peu d’appréhension ?

Mehdi Savalli : Je commence à être rodé, avant je ne me sentais pas à mon aise, maintenant ce n’est que du plaisir.

L’œil paca.fr : As-tu des préférences pour certaines Arènes ?

Mehdi Savalli : Non, du moins si, les grandes Arènes : Arles, Nîmes Béziers, Dax…

L’œil paca.fr : Tu préfères toréer des petits ou des gros taureaux ?

Mehdi Savalli : On préfère tous toréer les petits ; Quand on voit un gros taureau arriver devant nous, ça fait peur. On doit se jouer la vie et s'il est compliqué, il va falloir faire des efforts.

L’œil paca.fr : Quel est l’essentiel dans une Corrida ?

Mehdi Savalli : De faire vibrer les gens, le plus important est de les faire se lever, sinon cela ne sert à rien d’être Torero.

L’œil paca.fr : As-tu le stress avant d'entrer dans l’arène ?

Mehdi Savalli : Bien sûr, toujours, je pense au pire mais une fois que je commence... c’est fini.

L’œil paca.fr : Que penses-tu des anti-corridas ?

Mehdi Savalli : Disons que je ne les apprécie pas beaucoup et ils me le rendent bien. Je préfère ne pas parler d’eux et les laisser faire leur chemin.

L’œil paca.fr : Où vis-tu ?

Mehdi Savalli : Juste à côté d’ici, chez mes parents à Arles. Comme je bouge beaucoup, pour l’instant je suis bien chez eux.

L’œil paca.fr : As-tu des projets ?

Mehdi Savalli : Continuer à m’entraîner, à lutter... et j’aimerais acheter une maison à mes parents.

 

Hervé Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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