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Musique : interview Mina May
   
 
 
   

Mina May

Musique : Mina May

Mina May a sorti, enfin, son premier album sous le label « Le Jardin », un dix titres. Les membres du groupe laissent entendre qu’au vu des difficultés de lancement de la galette, deux ans de galère, leur musique entre temps a évolué, voir pris de la maturité, ce qui est d’ailleurs vrai. De plus, un guitariste s’est fait la belle.

Le groupe tourne dans le Sud de la France depuis 1999. Les habitués des salles ont déjà croisé leur chemin.

Mina May fait partie du nouveau raz de marée productif Rock Français.

Des influences multiples et variées se laissent entendre, le tout saupoudré de maîtrise et enveloppé de cette touche électro/pop que j’aimerais nommé Mina May.

Photo Hervé Dols - All Rights Reserved -

L’album est à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore. http://lejardincollectif.com

L’œil paca.fr : Pour vous avoir déjà vus sur scène, je crois que vous avez changé quelque chose. 

Flashing Teeth : Nous avons perdu un des membres. Nous sommes obligés d’adapter notre set en fonction. L’avantage c’est que nous avons pu prendre d’autres directions tout en évoluant. Finalement c’était un bien, ça nous a permis une remise en question.

L’œil paca.fr : Justement, vous ne jouez pas la totalité de l’album sur scène.

Flashing Teeth : Oui, c’est vrai, nous jouons des nouveaux morceaux. L’album a un peu tardé à sortir, le fait que nous ne soyons plus que quatre sur scène et dans la création de tous les jours nous offre des possibilités différentes tout en gardant l’esprit d’origine.

L’œil paca.fr : Je sais que vous n’avez pas de tourneur, n’est-ce pas trop handicapant ?

Flashing Teeth : Pour organiser notre mini tournée de dix dates, cela nous a pris cinq mois. Ce n’est plus possible de continuer dans de telles conditions. Nous avons donc pris une décision en commun qui va nous conduire à Montréal. Nous partons pour un an. Pour jouer, c’est ce qui nous manque le plus, être confronté au public. On nous reproche un peu trop souvent de chanter en Anglais alors que j’ai commencé à écrire mes premiers textes à l’âge de 12 ans, c’est comme un instrument, tu choisis de jouer du sax ou de la guitare, et bien moi j’ai choisi d’écrire en Anglais.

L’œil paca.fr : La complexité pour trouver des dates et puis, quand elles sont là des salles presque vides ; la frustration ne prend-t-elle pas le dessus ?

Flashing Teeth : De toute façon nous savons bien comment ça fonctionne à partir du moment où tu n’as pas de label derrière toi. C’est un petit peu comme notre album. Il a tellement tardé à sortir que nous le ressentons un peu en retard par rapport à notre évolution musicale. Il nous plaît, il n’y a aucun souci de ce côté là, mais nous sommes passés à autre chose. C’est un peu pour cela qu’il n’est pas joué en totalité sur scène. Nous avons le sentiment d’être freinés en permanence, c’est un véritable handicap. Le second est en préparation, mais il faudra le sortir bien plus rapidement.

L’œil paca.fr : Sur scène, à tour de rôle, vous passez tous au clavier, c’est plutôt rare.

Flashing Teeth : Je pense que c’est du à la manière de composer les morceaux. Ce n’est pas forcément la personne qui a composé le truc qui va le jouer. Les lignes existent, après qui va jouer quoi…

L’œil paca.fr : Pourquoi le Canada ?

Flashing Teeth : En premier lieu il y a la nécessité de changer d’air et une autre culture. Les gens se déplacent au concert et puis, le fait de chanter en Anglais ne les rebute pas. Nous voulons sortir notre deuxième album là bas, c’est une volonté commune.


David  Sanchez / david.sanchez@oeilpaca.fr

 

 

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