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Numéro 18
   

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Randonnée : L'ascension du Mont-Ventoux

Le Mont-Ventoux est visible par beau temps, paraît-il, depuis Montpellier. Nous n'avons pas vérifié, mais il est vrai que l'on peut le voir dominer les terres provençales de très loin.

Depuis une décennie, la randonnée pédestre a pris un véritable essor en France. Ce sont parfois de jeunes retraités qui décident d'avoir une activité sportive à la portée de leur condition physique. Les liens sociaux ne sont pas à négliger puisque, certains entretiennent des liens d'amitié.

Certes, le Vaucluse et ses alentours regorgent d'innombrables possibilités en ce qui concerne la randonnée pédestre, de splendides paysages favorisent cette activité sportive.

En compagnie de l'association « Les Amis des Sentiers », nous avons effectué l'ascension du Mont-Ventoux.

photo Rv Dols©

Cette association Vauclusienne - Le Pontet 84 - est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre depuis près d’une dizaine d'années. Constituée d’une centaine d’adhérents, LADS dispense une sortie hebdomadaire le lundi, et ce toute l'année sauf les mois de juillet et d’août (chaleur oblige). Des séjours d'une semaine sont proposés au cours de la saison avec randonnée chaque jour (chacun choisi ses sorties dans un programme reconnu la saison précédente) ; cette année ce fut l’Ardèche en avril et la Haute Savoie en juin, en 2012 ce sera les Gorges du Tarn en avril et les Hautes Pyrénées en juin. Le niveau de difficulté est adapté selon les aptitudes du groupe, mais certaines variantes sportives sont également proposées (limitées à un petit nombre pour raison de sécurité).

Christian, initiateur du projet LADS, précise que l'association a aussi pour mission d'entretenir et de baliser certaines portions de sentiers GR (rouge et blanc) ou GRP (rouge et jaune) sous la responsabilité du Comité départemental du Vaucluse. Des « missions balisages » sont planifiées pour que chaque sentier soit vérifié au moins une fois tous les trois ans. Les « balises » sont peintes sur des arbres, des pierres, des roches, à des endroits facilement visibles pour les randonneurs et selon un protocole défini par la FFRP. Il n'est pas rare que des chemins se croisent, la difficulté de se repérer pour un novice peut vite le dérouter. Un bon balisage, une carte et une boussole permettent de se situer, de repérer son chemin et de rentrer à bon port.

Christian souligne que tous les membres de l'association sont licenciés à la Fédération Française de Randonnée (FFRP), mais qu'il n'est pas obligatoire d'être adhérent d'une association pour être licencié à la FFRP.

Chaque licencié bénéficie d’une assurance comprenant la responsabilité civile à l’égard des tiers et des licenciés, les frais de recherche et de secours, la défense pénale et le recours contre un tiers, une indemnisation des accidents corporels, l’assistance rapatriement à hauteur des frais réels pour le transport jusqu’au centre médical, le rapatriement ou transport sanitaire et même pour soins médicaux à l’Étranger sans oublier une éventuelle caution pénale à l’Étranger.

Site web des Amis des Sentiers www.lads.chez-alice.fr

Vous y trouverez diverses infos, le programme du trimestre et des séjours, mais aussi les photos de leurs randonnées des 12 derniers mois.

Sept heures du matin, en compagnie d'un groupe de 5 femmes et 10 hommes, nous partons de Bédoin et plus précisément du parking des Fébriers au hameau Les Baux (507m).

Nous progressons dans les sous-bois, la fraîcheur du petit matin est palpable. Au bout de quelques minutes, nous arrivons au pied d’un panneau directionnel qui nous indique le sommet du Mont-Ventoux à 10 kilomètres.

Le groupe s’étire silencieusement. À sa tête, un titulaire du Brevet fédéral d’animateur, il donne le rythme à suivre, Jean-Louis ferme la marche. Tous deux sont munis d'un talkie-walkie, toutes les précautions d'usage sont prises.

Quant à Christian, on ne le voit plus, il a décidé de se faire un petit plaisir à une cadence qui ne serait pas raisonnable pour la bonne progression du groupe. Je décide de le rattraper pour évoluer à ses côtés. De 7 heures et demie à neuf heures, nous allons hâter nos pas. L'homme est d'une stature imposante, à 70 ans il avance d’une cadence soutenue. Par endroits, il stoppe sa marche pour attendre le reste du groupe. Mes cuisses sont en feu et mon corps transpire de tous ses pores.

À neuf heures nous nous arrêtons tous au Jas des Landérots (1015m) ; je m'assois sur un tronc d'arbre et nous déjeunons. Vingt minutes plus tard, nous reprenons notre ascension. À ce moment, je dois avouer que j'avais les jambes coupées, et ce, pendant un bon quart d’heure.

Le groupe s'étire de plus en plus. Nous passons un panneau indiquant que le Mont Ventoux est à trois kilomètres. Puis nous faisons une halte devant le Jas des Pélerins (1517m) afin que tous se désaltèrent et reprennent des forces avant de gravir les derniers kilomètres qui nous séparent du sommet.

Nous traversons un petit bois puis la lumière nous aveugle, nous voici dans la partie « pelée » du Ventoux, végétation quasi nulle. Des pierres jonchent le sol, elles rendent la progression plus ardue. Le groupe se scinde en plusieurs morceaux en fonction des aptitudes physiques de chacun. Ce n'est pas une course et chacun progresse comme il le sent. Un vent glacial me fouette le visage, je remets alors ma polaire et j'enfile mes gants. Quand j'arrive à la petite chapelle Sainte-Croix, Jean-Louis, Guy et Raymonde sont déjà là. Nous attendrons le reste du groupe pour finir les derniers mètres ensemble ; il est midi. Visiblement tout le monde est satisfait d'être à 1912 mètres d'altitude, sur la cime du géant de Provence.

Des adhérents de l'association viennent nous chercher en voiture et nous acheminent à la cote 1448 près du Chalet Reynard pour un apéritif suivi d’un déjeuner copieux. Un moment convivial pour conclure cette belle marche.

L'ascension du Mont-Ventoux, une randonnée qui procure un plaisir intense, l'aspect physique n'est pas en reste. J’ai été agréablement surpris de constater que les septuagénaires peuvent avoir des capacités sportives que bien des jeunes n'ont pas. Une certitude… il n'y a pas d'âge pour commencer. Il y a certainement un club ou une association pédestre près de chez vous.

Alors, mettez-y les pieds, histoire de sentir un peu plus la vie.

 

Lionel / lionel@oeilpaca.fr

 

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