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Numéro 3
   

Nosfell

MUSIQUE : Nosfell

En 2004 avec l’album « Pomaîe Klokochazia Balekest », Nosfell nous fait découvrir le monde de Klokochazia, échappé de son imaginaire.

La deuxième aventure de ces contrées merveilleuses « Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit » est sortie le 23 octobre 2006.

Une faible lumière accueille Nosfell sur scène ce qui donne une part de mystère aux lieux obscurs.

Nosfell est un troubadour, venu de Klokochazia pour nous conter de sa voix malicieuse, l’extraordinaire légende de ce pays fantastique.

Différentes entités de Klokochazia le possèdent et tour à tour s’expriment à travers lui.

La présence sur scène du violoncelliste Pierre Lebourgeois rajoute des notes musicales qui transportent l’auditoire jusqu'à Klokochazia.

Nosfell enchante le public envoûté à l’aide d’une voix capable de revêtir tous les aspects concevables et inimaginables.

Les guitares sèches et électriques sont maniées avec habileté pour servir des harmonies plus belles les unes que les autres.

Nosfell / Photo Rv Dols©

Hervé Dols : Peux-tu nous en dire plus sur le Klokobetz (langue pratiquée en Klokochazia).

Nosfell : Ce langage est né d’un lien un peu étrange ou peu commun que je pouvais avoir avec mon père. Je le pratiquais avec lui quand j’étais enfant, un peu comme des jumeaux, nous on avait ce lien là, et puis c’est devenu plus qu’un jeu et à un moment donné j’ai préféré l’isoler dans quelque chose de plus défini pour moi…quelque chose de plus artistique car ça me semblait un peu absurde de l’employer dans mon quotidien. Le mettre dans la musique était un peu comme une thérapie. Le fait d’avoir fait des études de langues, peut-être que cela m’a aidé à avoir du recul, le prendre avec moins de gravité, c’était quelque chose de personnel qui portait une certaine violence et cette violence là je n’avais pas envie d’aller la chercher régulièrement.

Hervé Dols : Comment c’est passé votre rencontre (Pierre Lebourgeois et Nosfell) ?

Pierre : Au début j’étais invité par Nosfell pour jouer avec lui, après sur le premier album cette place d’invité a pris un peu plus d'importance, et puis on a eu envie de tourner ensemble, depuis 2003 maintenant.

Hervé Dols : Ton son a-t-il évolué depuis l’arrivée de Pierre ?

Nosfell : C’est vrai que si on compare les maquettes des années 2000 et d’aujourd’hui c’est différent, il y a une autre façon d’aborder la musique. Naturellement comme on est sur un échange, on se répond l’un à l’autre, on s’écoute et puis on se parle, cela a une influence sur le son. Personnellement j’ai une recherche par rapport au son qui ne varie pas trop, ce que j’essaie d’atteindre prend son temps pour évoluer. J’ai des idées sur et comment, j’aimerais faire sonner certaines choses, mais je ne suis pas encore parvenu à ce que je veux alors je continue.

Hervé Dols : Analogique ou numérique ?

Nosfell : Avec Pierre on est fan du son analogique, j’aime la chaleur des lampes, j’aime les distorsions. Mais on a recours au numérique pour des samplers ou des boucles que nous faisons sur scène.

Hervé Dols : La guitare et toi ?

Nosfell : D’abord je suis autodidacte, peut-être que je ne m’en sors pas mal sur certaines choses mais je ne maîtrise pas la technique, j’ai énormément de lacunes, je reste frustré car j’éprouve des difficultés à improviser.

Hervé Dols : Sur le deuxième album il y a trois morceaux en Français.

Nosfell : C’est une forme de recherche dans la voix. J’ai appris en écoutant alors, forcément, comme je n’écoute pas trop le Français, ce fut un challenge, une volonté de se mettre en danger, à chercher des sonorités différentes.

Hervé Dols : Pierre, c’est presque du Beat Box ?

Pierre : L’aboutissement du Beat Box c’est que l’on n’arrive plus à différencier une batterie d’une voix, là c’est plutôt le chemin inverse, c’est comprendre qu’une voix peu nous évoquer une batterie. Ce n’est pas une envie de recopier mais une envie d’évoquer. Il y a aussi le souci d’utiliser la voix comme un instrument authentique, donc il n’y a pas besoin de mots de sens. Cela peut rejoindre les sonorités qu’il y a dans cette langue (Klokobetz) que le public ne va pas comprendre, ça nous permet de perdre l’auditeur dans ces sons où il va plus savoir trop où il en est sur la voix… si Nosfell chante grave ou aigu… si Nosfell va percuter ou être doux.

Hervé Dols : Des projets ?

Pierre : En avril cela fera un an et demi que nous tournons alors on va se poser un peu. On a envie de proposer une autre vision de notre spectacle avec orchestre, donc on va voir s’il y a des possibilités. Il y a aussi l’envie de faire un nouvel album, on laisse toujours les portes ouvertes pour se faire inviter sur d’autres projets.

 

Rv Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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