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Ours Souchon

Musique : Ours

Un Parisien de Montparnasse, fils d'Alain Souchon, qui hiberne dans sa tanière pour pondre des chansons.

C’est peut être courant, mais en ce qui me concerne c’est la toute première fois que je suis confronté à un tel animal. Un adolescent devenu adulte qui se refuse de prendre part à la vie qui l’entoure.

Une activité beaucoup plus pratiquée dans notre hexagone. Jusque là rien de bien savoureux.

Mais à l’écoute de l’album de l’Ours, écoulé à 30 000 mille exemplaires, on se dit que l’isolement fut bénéfique à sa création.

A mon humble avis il faut voir la bête sur scène pour véritablement appréhender le talent en présence.

Une joie de vivre communicative et interactive se dégage du live.

Je suis convaincu qu’il a bien fait de sortir de sa tanière.

Photo Hervé Dols - All Rights Reserved -

L’œil paca.fr : L’imagination a-t-elle une signification particulière pour toi ?

OURS : L’imagination c’est rêvasser ; quand j’écoute d’autres artistes mon imagination a libre cours. Les histoires des autres, on se les approprie et j’aime quand les choses ne sont pas palpables. Décoller les pieds du sol.

L’œil paca.fr : Je crois savoir que tu as travaillé avec des rappeurs ?

OURS : Oui, le rap pour moi c’est défendre quelque chose, une mission. Je ne pourrais jamais dire que j’ai fait du rap. Pour moi c’est un mouvement social auquel je n’appartiens pas. Mais j’ai travaillé avec des rappeurs. Indépendamment du message que véhicule le rap, musicalement j’apprécie beaucoup. Le fait que le texte soit très en avant, les mots qui s’emboîtent, qui rebondissent, c’est une figure de style qui me convient.

L’œil paca.fr : L’écologie ça évoque quoi pour toi ?

OURS : L’écologie pour moi c’est la priorité. On devrait la faire figurer au premier plan. J’ai rêvé d’un président de la République écologiste. Je fais des chansons pour qu’on oublie la politique et les choses concrètes de la vie, sans les négliger pour autant. Je suis né à Paris et j’ai toujours vécu là-bas. Je tourne pas mal en ce moment, donc je ne suis pas trop chez moi. Mais quand j’ai le temps je vais dans le Loir et Cher et en Bretagne. Je suis plus attiré par la campagne où je me sens beaucoup mieux qu’en ville.

L’œil paca.fr : Quel rapport as-tu avec ton public ?

OURS : Sans prétention aucune, j’essaie d’instaurer une relation amicale entre le public, mes musiciens et moi. C’est très important pour moi d’être avec eux. Si j’ai le trac, je préfère leur dire et être complice avec eux sans barrière. C’est primordial pour moi et puis j’aime palper les gens, voir ce qu’ils ressentent.

L’œil paca.fr : Ton public aime les textes en Français.

OURS : Je pense que oui. En musique chacun fait ce qu’il veut, cela doit être totalement libre. La langue Française peut accrocher, c’est vrai. Les histoires te parlent direct. J’ai écouté beaucoup de Hip-hop et c’est à travers le rap que je suis venu au texte. Le style est direct. Avant, j’écoutais des chansons sans vraiment faire attention au contenu des textes. Mais il y a des moments où je me dis que la musique est plus importante que le texte. J’ai tendance à être plus animé par la musique, mais parfois un bon texte en pleine gueule c’est très intense.

L’œil paca.fr : Tu étais graphiste, est-ce toi qui as réalisé la pochette de l’album MI ?

OURS : J’ai collaboré avec des gens. J’avais des idées très précises. J’ai demandé à une amie photographe de faire les photos. Comme mon nom Ours est un peu absurde, j’avais envie de me moquer de l’image.

Cette pochette répond à deux critères ; prendre l’image avec dérision, et sur le disque il y a beaucoup de maquettes. Elles sont le brouillon d’une chanson, ça n’a pas été rejoué pour l’enregistrement. Quand je suis sur scène, j’ai un tee-shirt bidon, sur lequel est inscrit Ours avec du scotch, comme si c’était la face brouillonne de mon costume. Le tout est cohérant par rapport à un mini concept. Le côté brouillon fait maison. Par la suite j’ai demandé à un illustrateur de mettre la touche finale.

L’œil paca.fr : Et le futur opus ?

OURS : En septembre je vais me mettre sérieusement au travail. J’ai deux semaines pour ça et puis en janvier aussi. J’ai envie de me retrouver dans cette phase d’inconnu, de me dire j’ai un album à faire, et les choses spontanées vont sortir. Maintenant j’ai pas mal de chansons, d’idées, de phrases, de mots, des trucs que je vois écrits dans les journaux, sur les murs, ça m’évoque des choses. J’ai déjà une chanson qui s’appelle : une chanson aux pommes. www.ours-lechanteur.com


Hervé Dols  / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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