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| DIAPORAMA PHOTO de Vlo dans son atelier | SOMMAIRE numéro 3 |
Numéro 3
   

Art plastique

Créations : Véronique "Vlo"

Il y a des artistes qui ne s'embarrassent d'aucune considération, détachés de tous préjugés là où les concepts n'interviennent en aucune façon, un seul but, la création, une seule recherche, le plaisir.

Véronique se définie elle même comme un enfant qui aurait vécu, persuadée que la simplicité des choses la dirige directement sur l'émotion.

L'exemple est si facile à reproduire ; chacun exprime son art comme bon lui semble, la liberté se respire aussi avec le coeur et quand nos yeux nous montrent le chemin la vie s'habille de bonheur.

L’œil paca.fr : Tu peins depuis quand ?

Véronique : Cela fait plus de 10 ans que je pratique sérieusement.

Vlo / Photo Rv Dols©

Avant, je m’occupais d’enfants. J’ai commencé à faire des ateliers pour pousser les gamins dans leurs pulsions créatrices et du coup j’ai eu envie de faire de même. Donc, de suite les mains puisque ce sont des gestes d’enfants. Au début ce n’était que par pur plaisir. Adolescente, j’avais toujours envie de créer, mais je suis née dans le monde ouvrier du Nord de la France et dans ce milieu on ne pousse personne à devenir artiste, ce qui explique que je n’ai pas eu la chance de me diriger sur cette voie. Adulte, j’ai eu envie de me lancer, en fait, c’était un besoin.

L’œil paca.fr : As-tu déjà exposé ?

Véronique : Oui, à la gare de Bonnieux, à Banon, à St Saturnin d’Apt, à Apt…mais les galeries c’est difficile. Néanmoins je vais essayer d’en faire davantage car j’ai besoin de vendre mes toiles. Pour l’instant c’est surtout du « bouche à oreille », les gens viennent chez moi. J’ai des clients qui aiment ce que je fais et m’achètent régulièrement une toile. Mes voisins font chambres d’hôtes et leurs clients viennent souvent me voir dans mon atelier et s’offrent une toile.

L’œil paca.fr : Comment fais-tu tes choix de matière ?

Véronique : C’est l’opportunité, des choses que l’on me donne, d’autres que je ramasse dans mes balades, des tissus que je découvre chez des copines. Dès qu’un objet m’inspire, j’ai envie de le travailler. Parfois je stocke durant des mois un objet et je le sors subitement.

L’œil paca.fr : D’où vient cette envie de mettre de la matière sur les toiles ?

Véronique : Mon plaisir est dans le touché et je rajoute souvent des épaisseurs. Quand les gens regardent mes toiles ils ont souvent envie de mettre les mains, c’est d’ailleurs recommandé.

L’œil paca.fr : Pourquoi ajoutes-tu des coquillages, des petits cailloux ?

Véronique : Par envie, comme un gamin qui fait un château de sable et l’embellit avec des cailloux, des coquillages ou des morceaux de bois. C’est par instinct et non pas par réflexion intellectuelle. C’est uniquement de l’émotion.

L’œil paca.fr : Tu utilises beaucoup d’ocres pour tes couleurs.

Véronique : Oui, beaucoup de rouge puisque j’habite Roussillon et j’aime le rouge. Après, selon mes humeurs, j’utilise plus de rouge ou plus de bleu ou plutôt du blanc comme en ce moment. C’est très perso, je suis sentimentale et les couleurs sont liées à ce que je vis.

L’œil paca.fr : J’ai vu que tu utilises aussi de la suie.

Véronique : C’est pour assombrir mes ocres qui sont parfois pâlichonnes. De plus, la suie c’est de la matière et je la sens sous mes mains. C’est magique et j’aime beaucoup.

L’œil paca.fr : Beaucoup de tes toiles sont des morceaux assemblés.

Véronique : Oui, assemblés par des coutures et beaucoup comparent cela à des cicatrices mais en fait j’ai envie de réunir les choses et j’aime la corde qui passe au travers. Je couds d’abord les morceaux et je peins ensuite dessus.

L’œil paca.fr : Pourquoi travailles-tu les blancs en ce moment ?

Véronique : Des blancs, des gris, des beiges, c’est du à un grand changement dans ma vie, comme un « passage à blanc ».

L’œil paca.fr : Il me semble que tu mets beaucoup de tissus sur tes toiles actuelles.

Véronique : J’en mets presque toujours mais c’est vrai, beaucoup plus en ce moment et cela fait presque patchwork. J’aime quand c’est déchiré, froissé, troué, rapiécé grossièrement et quand des fils pendent.

L’œil paca.fr : Y a-t-il un message dans tes toiles ?

Véronique : Non, pas du tout, c’est seulement du bonheur à partager et j’aime dire que je ne pense à rien quand je suis devant une toile. Beaucoup d’artistes ont une démarche intellectuelle, moi non.

L’œil paca.fr : Quel est le regard des autres sur ton travail ?

Véronique : Certains n’aiment pas, ils trouvent que c’est torturé mais beaucoup adorent et je suis touchée lorsque je vois un regard captivé ou quand je perçois de l’émotion dans le regard des autres.

L’œil paca.fr : Je vois dans ton atelier deux toiles en cours. Pourquoi ?

Véronique : Uniquement par envie, ce n’est pas du tout réfléchi, bien au contraire. Je suis pulsionnelle, je peux m’arrêter de faire la vaisselle pour travailler sur l’une ou l’autre uniquement par envie. L’atelier à la maison c’est excellent. Je vais devoir déménager prochainement et je cherche une maison avec un atelier qui sera ouvert. J’aime accueillir les gens, bavarder en buvant un café et montrer ce que je fais.

 

Rv Dols - herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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